Le moment est important, et les enjeux politiques le sont tout également pour l'Algérie, qui traverse une période charnière dans son développement économique et social.
C'est par ailleurs un moment propice pour que les Algériens entament une autre manière de gérer leur présent et leur avenir, même si sur le plan économique la situation est difficile. Il n'empêche que l'Algérie a les moyens de passer cette période sans encombre, pour peu qu'il y ait une cohésion sociale et un renforcement de la solidarité nationale, à l'ombre de la nouvelle Constitution, qui va donner au pays des institutions modernes, et une loi fondamentale tournée vers la modernité. En clair, elle va donner la touche fin ale aux réformes initiées par le président Bouteflika, des réformes qui touchent aussi bien le réaménagement de la scène politique, les associations que le développement, économique, social et culturel. Le président de l'APN Larbi Ould Khelifa l'a en fait confirmé et réaffirmé en relevant que la nouvelle Constitution constituera le couronnement des réformes politiques initiées depuis 2011 par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Elle accordera en outre à l'opposition un rôle et une place plus importants dans la nouvelle architecture politique de l'Algérie, où démocratie et bonne gouvernance seront des principes inaliénables de la vie publique. "Le message du président de la République à l'occasion du 61ème anniversaire de la Révolution du 1er novembre 1954 a prévu un rôle plus efficient de l'opposition à la faveur de la nouvelle Constitution", explique encore M. Ould Khelifa, comme pour souligner un peu plus les engagements pris par le président Bouteflika en 2011. En outre, il y a un fait que tous les partis politiques ne doivent pas oublier ni occulter, c'est que le chef de l'Etat "est le président de tous les Algériens'', et en assumant la responsabilité de l'Etat, il est normal que toutes les données internes et externes lui parviennent et il connaît mieux que quiconque le moment opportun de présenter le projet de révision de la Constitution. Le Président de l'APN, en fin politicien annonce ainsi que la publication du texte final de la nouvelle Constitution se fera au moment opportun, et celui que le président Bouteflika, son initiateur, jugera le plus idoine et opportun pour les Algériens, les institutions et les partis politiques et associations. Car le socle de cette Constitution sera toujours les principes de Novembre, ceux de la déclaration du 1er novembre, qui a sonné le glas de la colonisation française en Algérie. Là dessus, M. Larbi Ouled khelifa sera on ne peut plus clair, car les constantes nationales préservées dans la nouvelle Constitution sont les principes incontestablement ceux prévus par la Déclaration du 1er novembre, qui avait appelé à l'édification d'un Etat démocratique et social dans le respect des préceptes de l'Islam. Et puis, il y a l'essentiel, à savoir que l'Algérie est un Etat très jaloux de sa souveraineté, qui ne tolère aucune ingérence dans ses décisions, et qui se fait un devoir de respecter la dignité de ses citoyens. Là sont donc les grands principes de cette Constitution, que le Président Bouteflika devrait rendre publique prochainement. Une nouvelle loi fondamentale donc pour parachever les réformes engagées par le président pour moderniser les institutions de la république comme pour asseoir une véritable démocratie et une activité partisane émancipée dans le pays.
Boualem Branki