Clôture des travaux des chefs des polices africaines avec l'adoption : des principaux textes juridiques d'Afripol

Publié par DK News le 14-12-2015, 18h55 | 24

Les travaux des chefs des polices africaines ont été clôturés lundi à Alger avec l'adoption à l'unanimité des principaux textes juridiques relatifs au lancement du mécanisme de coopération policière africaine (Afripol).

«En adoptant unanimement les principaux textes d'Afripol, je suis persuadé qu'avec l'appui de la Commission africaine, qui va agir en consultation avec les autorités algériennes, le secrétariat intérimaire qui sera institué en vertu de l'article 21 du statut d'Afripol, fera sienne toutes les décisions arrêtées au cours de cette réunion afin de faciliter le lancement rapide de ce mécanisme,

une fois lesdits statuts adoptés par la conférence de l'union africaine», a indiqué le directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), le général-major, Abdelghani Hamel, à la clôture des travaux de cette réunion.

Il a ajouté dans ce sens que l'Algérie ne «ménagera aucun effort pour la signature conformément à l'article 2 desdits statuts de l'accord de siège d'Afripol, afin de conférer aussi au personnel qu'au siège d'Afripol, les immunités et les privilèges qui leur sont dus».

La création d'Afripol ambitionne de parvenir à une vision globale permettant d'améliorer l'efficacité des services de police africains, à travers le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et opérationnelles.

Le général major abdelghani hamel : L'Afripol aura «une nouvelle dimension qui obéit au contexte africain»

La réflexion engagée dans le cadre de la réunion pour l'examen des projets de statuts d'Afripol a conduit les participants à enrichir la notion de sécurité par «une nouvelle dimension qui obéit au contexte africain», a souligné lundi à Alger le Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), le général major, Abdelghani Hamel.

«La réflexion engagée dans le cadre de cette réunion pour l'examen des projets de statuts d'Afripol, de son programme et des postes des divisions proposées, nous a conduits à faire valoir la variété des interdépendances (...), à enrichir la notion de sécurité par une nouvelle dimension qui obéit au contexte africain», a souligné le DGSN dan son intervention de clôture de la réunion des directeurs et inspecteurs généraux des polices africaines.

M. Hamel a expliqué que les communications présentées et les débats qu'elles ont suscités ont mis en exergue que «la prise en charge des questions policières au niveau du continent africain doit transcender le cadre limitatif dans lequel tel ou tel élément jouerait un rôle plus exclusif que l'autre».

Pour lui, la transnationalisation des défis et des menaces constitue une donnée fondamentale dans la prise en charge des statuts «rendant vaine toute idée de sécurité séparée», ajoutant que le champs d'intervention d'Afripol «pourrait connaître une extension considérable, en intégrant d'autres domaines».

Une variété, a-t-il dit, perçue au même titre que les risques, les menaces et les vulnérabilités auxquels fait face le contient africain. «Qu'il s'agisse de la sécurité économique, de sécurités environnementale, sanitaire et énergétique ou qu'il s'agisse de sécurité des personnes et des biens, le foisonnement des approches sécuritaires traduit une situation nouvelle dans laquelle nous sommes appelées à agir de manière globale et multisectorielle», a relevé M. Hamel.

  A cette occasion, le général major a assuré que l'Algérie «ne ménagera aucun effort pour la signature conformément à l'article 2 desdits statuts, de l'accord de siège d'Afripol, afin de conférer aux personnels, les immunisés et privilèges qui leurs sont dus. Les travaux de la réunion des chefs de police africains ont débuté, rappelle-t-on,

dimanche avec pour objectif principal d'entériner les textes juridiques relatifs au lancement du mécanisme de coopération policière africaine (Afripol). La création d'Afripol ambitionne de parvenir à une vision globale permettant d'améliorer l'efficacité des services de police africains, à travers le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et opérationnelles.

Conjugaison des efforts pour appuyer Afripol en vue d'assurer de la paix et la sécurité

Le commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine, Smail Chergui a souligné lundi à Alger la nécessité de la conjugaison des efforts des pays africains pour doter Afripol de tous les moyens pour assurer son développement en vue de la promotion de la paix et de la sécurité.

«Je réitère la nécessité de conjuguer nos efforts pour doter ce nouveau-né (Afripol) de tous les moyens nécessaires pour assurer la promotion de la paix et la sécurité dans le continent», a déclaré M. Chergui à la clôture des travaux des chefs des polices africaines. Il a par ailleurs exprimé la gratitude de l'UA pour le soutien de l'Algérie et son président, Abdelaziz Bouteflika, pour tous les efforts consentis pour assurer la paix et la stabilité dans le continent.

De son côté, le co-président du Comité ad-hoc pour la création d'Afripol, le congolais, Assan Kasangye a relevé que la réunion des chefs des polices africaines a servi à poser les premiers jalons pour que l'organisation Afripol commence à marcher pour l'intérêt de tous les Africains.

«L'Afripol commence désormais à marcher et nous allons continuer à déployer tous les efforts pour veiller à ce que ses missions puissent s'accomplir pour assurer et servir l'intérêt des citoyens africains», a-t-il soutenu. Plus de 40 pays ont pris part aux travaux de la réunion des chefs de police africains qui ont été clôturés lundi à Alger avec l'adoption des textes juridiques relatifs au lancement du mécanisme de coopération policière africaine (Afripol).

La création d'Afripol ambitionne de parvenir à une vision globale permettant d'améliorer l'efficacité des services de police africains, à travers le renforcement des capacités organisationnelles, techniques et opérationnelles.

Crise en Libye : La conclusion d'un accord politique permet de «mieux» faire face au terrorisme

La conclusion d'un accord politique par les parties libyennes permettra de «mieux coordonner et de faire face rapidement» au terrorisme, a affirmé lundi à Alger, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l'Union africaine, Smail Chergui.

«La conclusion d'un accord politique par les parties libyennes permettra de mieux coordonner et de faire face rapidement aux affres du terrorisme dont souffrent les libyens et les pays voisins», a indiqué M. Chergui à la clôture des travaux des chefs des polices africaines.

Il a assuré dans ce sens que les pays voisins, l'UA ainsi que la communauté internationale étaient mobilisés pour aider les Libyens à sortir de la crise, soulignant «la nécessité de se mettre au travail dès maintenant car la situation dans ce pays est très difficile».

«La situation en Libye requiert la conjugaison des efforts et nous appuyons le processus actuel (celui de l'Onu) pour que nos frères libyens puissent parvenir à un accord politique permettant à ce pays de mettre en place un gouvernement d'union nationale qui sera le porte-parole du peuple libyens pour faire face ainsi à tous les défis, notamment sécuritaire», a-t-il indiqué.

Il a indiqué que l'UA appuyait le processus de dialogue onusien de sortie de crise, affirmant avoir reçu récemment dans ce cadre, un émissaire libyen pour examiner les possibilités de les aider davantage.
La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute de l'ancien régime de Maamar El-Gueddafi en 2011 et deux autorités politiques se disputent le pouvoir depuis l'an dernier, l'une basée à Tripoli et l'autre, la seule reconnue internationalement, basée à Tobrouk dans l'Est du pays.