Révision de la constitution : Parachèvement et aboutissement du processus des réformes politiques

Publié par Kamel Cherif le 15-12-2015, 16h15 | 48

La révision de la Constitution dont le projet touche à sa finalisation devrait ainsi intervenir au courant de l’année 2016. La révision du texte fondamental du pays viendra en aboutissement du processus des réformes politiques initiées en 2011.

Il s’agit en fait de la poursuite ordinaire voire naturelle d’un processus entamé suite au discours à la nation du président de la République, Abdelaziz Bouteflika en avril 2011, quand il avait annoncé l’amorce de réformes politiques profondes.

En d’autres termes, la révision du texte fondamental du pays est perçue comme étant une promesse tenue par le chef de l’Etat dont l’objectif consiste à doter le pays d’un texte et d’institutions à même d’adapter l’Algérie aux nouvelles donnes et de la projeter vers la modernité.

Il est vrai que certaines parties avaient émis des réserves, s’aventurant même jusqu’à annoncer que la révision de la Constitution serait reportée aux calendes grecques. Or, le processus est en train de suivre son cours ordinaire dans la mesure où plusieurs lois ont été promulguées depuis 2011, allant de la loi électorale à celle sur les partis politiques en passant par la loi sur l’information.

Ces textes ont apporté des changements diversement appréciés, mais les spécialistes les plus avertis estiment que les avantages sont plus nombreux que les inconvénients. A titre d’exemple, on pourra citer la représentativité de la femme qui est désormais rehaussée et mieux considérée au sein des Assemblées élues, l’agrément de nouveaux partis politiques et la loi sur l’information, en plus de l’ouverture du champ audiovisuel. Autant d’acquis consacrés par les réformes enclenchées depuis deux années.

Il faut aussi relever que ces réformes interviennent dans un contexte régional et mondial qui a provoqué des changements et des perturbations dans plusieurs pays. Elles auront permis à l’Algérie d’anticiper sur des changements inéluctables puisque ces réformes se sont déroulées dans le calme et la sérénité, ce qui n’est pas le cas de certains pays qui subissent encore les retombées néfastes pour ne pas dire désastreuses des changements enfantés dans la douleur, par des émeutes populaires marquées par la violence.

Aujourd’hui, le dernier virage du processus des réformes pour l’Algérie consiste en la révision de la Constitution. Le chemin est en fait balisé.

C’est dans ce contexte que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé avant-hier un Conseil des ministres restreint consacré à l'examen de l'avant-projet de révision de la Constitution, marquant ainsi l'étape de sa finalisation.

 Ce Conseil restreint qui sera suivi d’autres réunions, avait regroupé autour du président Bouteflika, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre d'Etat directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, le ministre d'Etat, conseiller spécial auprès du président de la République, Tayeb Belaïz, le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'Armée nationale populaire, le général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, et Boualem Bessaïeh, conseiller auprès du président de la République.

 En somme, les réformes sont en marche, l’objectif suprême étant de consolider la démocratie en Algérie avec des institutions pérennes qui résistent au changement des hommes.

Kamel Cherif