Mme Meslem insiste sur la rationalisation des budgets destinés aux associations

Publié par DK News le 20-12-2015, 16h54 | 32

La crise économique engendrée par la chute des cours du pétrole impose une rationalisation des budgets destinés au mouvement associatif, a indiqué dimanche à Alger la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem, appelant à investir dans la ressource humaine.

"Nous devons adopter une feuille de route rationnelle s'agissant de l’utilisation des enveloppes financières glanées par l’Etat en faveur du mouvement associatif porteur de projets viables et profitant au citoyen, tout en préservant l’environnement de celui-ci", a souligné la ministre à l’ouverture de la rencontre nationale avec le mouvement associatif à caractère social et humanitaire.

Rappelant l’existence d’une crise financière mondiale induite par les fluctuations du marché pétrolier, Mme Meslem a qualifié l’économie dans les dépenses d'"attitude honnête" à l’égard de la nation et pouvant donner lieu à des expériences "réussies à moindre coût", lesquelles doivent être "généralisées".

Elle a estimé, à ce propos, que la préservation des deniers publics devrait être un élément essentiel de la "future feuille de route" du secteur, assurant que l'Algérie a la capacité de faire face à la conjoncture économique actuelle.

Cette feuille de route intègre le critère de l'égalité des chances qui doit être appliqué à l’échelle nationale pour ne plus être un concept "creux", a précisé la ministre, notant que l’investissement sur le citoyen constitue la "véritable ressource".

Mme Meslem a, en outre, salué le rôle des associations qui ont contribué, a-t-elle dit, à "l'édification de l’Etat et à la préservation de la République", les qualifiant de "partenaires sociaux d’excellence et privilégiés" des pouvoirs publics.

"Les associations sont en contact direct avec la société civile et constituent le trait d'union avec les autorités", a observé Mme Meslem, relevant la "pertinence" des propositions et des initiatives émanant de ces associations, s’agissant de la mise en œuvre des programmes de développement locaux et nationaux.

La ministre a passé en revue l’évolution du cadre juridique régissant le mouvement associatif depuis 1990, se félicitant de la "maturité" contenue dans le texte réglementaire de 2012 ayant contribué à "renforcer la place de la famille et consacré le statut central de la femme".

Mme Meslem a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’une approche "participative", à même de permettre l’élaboration de projets d'utilité publique, réaffirmant la "conviction" du gouvernement quant à l’apport des associations à caractère social et humanitaire dans la réussite des programmes de développement.

En plus de participer au développement du pays, le mouvement associatif est convié à œuvrer à la préservation de la cohésion sociale et à la stabilité nationale, a conclu la ministre, considérant que "le destin de la nation est intimement lié à celui de ses citoyens".

(APS)