L'avant-projet de révision de la Constitution a pris en compte 70% des propositions formulées par les participants aux consultations, a indiqué mardi à Alger, le ministre d'Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République, M. Ahmed Ouyahia.
Présentant ce projet de texte de loi à la presse, M. Ouyahia a indiqué que "toutes les parties ont été associées" à ces consultations, entamées en 2011, à savoir les partis politiques, les différentes personnalités nationales ainsi que les représentants de la société civile.
Invité à commenter l'appréciation de l'opposition qui estime que la révision du texte fondamental du pays est un "non-événement", M. Ouyahia a rétorqué par souligner que ce dernier consacre "précisément la liberté" d'opinion et d'expression à l'opposition, laquelle est "libre" de s'exprimer comme elle le souhaite.
Quant aux voix qui remettent en cause la "légitimité" des institutions de l'Etat, il dira que cette légitimité est "puisée du peuple", lequel est "souverain et libre".
"Il n'existe aucun vide institutionnel", a-t-il par ailleurs répliqué à une autre question, affirmant que "L'Etat veille au fonctionnement de l'ensemble des institutions", ajoutant que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, s'attelle au "quotidien" à exercer ses "fonctions en instruisant le gouvernement et en suivant l'exercice du pouvoir législatif".
Le chef de l'Etat, a-t-il poursuivi, "s'enquiert" également des différentes affaires intéressant le pays.
(APS)