Turquie : Près de trois cents rebelles du PKK tués

Publié par DK News le 06-01-2016, 17h18 | 21

Un total de 296 rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été tués, depuis la mi-décembre, lors des opérations sécuritaires d'envergure lancées dans trois districts du sud-est de la Turquie, selon l'état-major des forces armées turques (TSK).

Sur ce nombre, 203 membres du PKK ont été éliminés à Cizre et 33 autres à Silopi, deux villes considérés comme des bastions du PKK dans la province de Sirnak, et 60 rebelles à Sur, centre historique de Diyarbakir, selon la même source.

Plus de 3.100 membres du PKK ont été tués, depuis le début de l'année, lors d'opérations des forces de sécurité à l'intérieur et à l'extérieur du pays (nord de l'Irak) et plus de 200 membres des forces de l'ordre ont péri dans les attaques de l'organisation.

Près de 10.000 éléments des forces de sécurité (armée, gendarmerie et  police), équipés d'armes lourdes, participent à ces opérations lancées contre le PKK dans les provinces de Diyarbakir, Sirnak et Mardin et où plus de 200  000 habitants ont fui les affrontements.Plus de 200 policiers ou soldats ont été tués lors de ces combats, ainsi que des civils, a déploré chef de l'Etat turc.

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, des combats meurtriers ont repris à l'été dernier entre Ankara et le PKK, faisant voler en éclats les pourparlers de paix engagés en 2012 pour mettre un terme à un conflit qui a fait plus de 40.000 morts depuis 1984.Les attaques du mouvement rebelle contre les forces de l'ordre avaient repris depuis l'attentat-suicide de Suruç, le 20 juillet dernier, qui a fait 34 morts.

En plus des attaques «classiques» menées par le PKK contre les forces de sécurité, de très violents affrontements opposent l'armée et la police à des jeunes partisans des rebelles dans des villes, placées sous couvre-feu, du sud-est à majorité kurde de la Turquie (Cizre, Silopi, Sur, Dargecit, Diyarbakir et Nusaybin).Le Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), dénonce les excès de ces opérations et affirme qu'elles ont causé la mort de 56 civils depuis le début du mois.

Ouverture du procès du prédicateur Fethullah Gülen
Le procès du prédicateur Fethullah Gülen, poursuivi, avec plusieurs dizaines d'anciens policiers, pour avoir constitué une "organisation terroriste" et "allégations de corruption" visant le gouvernement, s'est ouvert hier en son absence, devant un tribunal d'Istanbul, ont rapporté des médias.

M. Gülen est poursuivi, avec plusieurs dizaines d'anciens policiers, pour avoir constitué une "organisation terroriste" et fabriqué de toutes pièces les allégations de corruption qui ont fait tanguer le gouvernement de M. Erdogan en décembre 2013.La première audience a débuté par l'appel des principaux accusés présents, dont deux anciens hauts responsables de la police incarcérés depuis dix-sept mois, selon les médias.

Dans son réquisitoire, le procureur d'Istanbul a demandé la prison à vie contre M. Gülen et les deux ex-chefs de la police, ainsi que des peines de 7 à 330 ans de réclusion contre les 66 autres accusés.
A plusieurs reprises, le prédicateur (installé depuis plus de quinze ans aux Etats-Unis) et ses proches ont catégoriquement nié les accusations de conspiration lancées contre lui par le pouvoir.

Gülen, 74 ans, dirige un vaste réseau d'écoles, d'ONG, d'entreprises et de médias. Il est accusé d'avoir piloté des enquêtes anticorruption ouvertes contre des ministres et proches d'Erdogan, dont le parti est arrivé au pouvoir en 2002.