Deux civils ont «vraisemblablement» été tués dans des frappes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis l'an dernier près de Raqqa, bastion du groupe terroriste autoproclamé «Etat islamique» (Daech/EI) en Syrie, et quatre autres blessés dans des incidents distincts,a indiqué l'armée américaine vendredi.
Le Centcom, le commandement militaire américain au Moyen-Orient, a indiqué que les victimes avaient été touchées dans quatre frappes en Syrie et une en Irak. Les deux nouveaux morts portent à 16 le total de civils tués dans les raids aériens menés par la coalition contre Daech depuis le mois d'août 2014.
Les deux personnes tuées ont été touchées dans deux bombardements distincts près de Raqqa, les 4 et 11 juillet derniers.
Le porte-parole du Centcom, le colonel Pat Ryder, a dit que les Etats-Unis regrettaient ces pertes de vies civiles, mais que Daech en portait l'entière responsabilité.
«Il est nécessaire de souligner la culpabilité de l'EI, qui continue à opérer en se cachant parmi des civils innocents dans des zones habitées pour essayer d'éviter d'être ciblés», a dit M. Ryder.
Il a répété que l'actuelle campagne de bombardements était «la campagne aérienne la plus précise de l'histoire», et que depuis le 8 août 2014 les appareils de la coalition internationale avaient largué 35.000 bombes téléguidées sur l'Irak et la Syrie au cours de près de 9.800 sorties aériennes.
«Même si nous faisons de notre mieux pour minimiser les victimes civiles avec un processus de ciblage attentif et l'utilisation de systèmes d'armement précis, nous opérons aussi dans un environnement changeant et malheureusement nous ne pouvons pas garantir zéro victime civile dans un conflit armé comme celui-là», a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis ont reçu 120 témoignages de morts de civils en raison des frappes de la coalition, mais 87 ont été jugés «non crédibles». Quatorze cas restent à l'étude. Les critiques estiment que les frappes de la coalition ont tué beaucoup plus de civils que ce que ne veulent bien avouer les autorités américaines.
Le groupe de journalistes indépendant Airwars, basé à Londres, a ainsi publié un rapport en août dernier faisant état de «plusieurs centaines» de civils tués.