«La rénovation du réseau AEP touchera une quarantaine de villes au cours du prochain quinquennal 2015-2019»

Publié par Dknews le 20-03-2014, 19h37 | 31

La rénovation du réseau d'alimentation en eau potable (AEP) touchera une quarantaine de villes et concernera près de 30 000 km de canalisations au cours du prochain quinquennal 2015-2019 a affirmé hier à Alger, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib.

S'exprimant sur les ondes de la Radio  nationale, M. Hocine Necib a évoqué les objectifs assignés à son secteur pour le prochain plan quinquennal, citant d'une part, l'extension du réseau d'alimentation à travers l'augmentation du taux de raccordement des foyers et, d'autre part, la mise à niveau du réseau AEP.

«Pour réaliser ces objectifs stratégiques à la fin du prochain quinquennal, ce sont près de 5 000 km de canalisations qui doivent être mises à niveau annuellement», a-t-il souligné .

Le ministre a rappelé que près de 75% de la population algérienne est alimentée en eau potable quotidiennement et que 16% des foyers algériens reçoivent de l'eau un jour sur deux,  ajoutant que ces chiffres traduisent une «nette amélioration» du taux d'alimentation en eau potable de la population. Mettant en exergue le grave déficit hydrique qui a caractérisé les décennies 1980 et 1990, M. Necib a rappelé que le secteur  des ressources en eau a bénéficié d'«investissements publics massifs, dès le début des années 2000».

«Soutenu par une forte volonté politique, cet effort de développement a pour objectif de permettre à tous les citoyens algériens d'accéder à l'eau potable où qu'ils se trouvent», a-t-il  précisé.

Evoquant les défis futurs qui guettent le secteur,  M. Necib a affirmé que «si la bataille de la mobilisation des ressources hydriques a été gagnée grâce à la construction de nombreux barrages au cours de la dernière décennie, un autre défi, celui de la gestion de l'eau et de l'amélioration du service public devait désormais être impérativement relevé». Rappelant que la gestion de l'eau est un métier complexe, le ministre a reconnu que l'expérience de la gestion déléguée de l'eau dans les grandes villes a permis indéniablement un transfert d'expertise et de savoir-faire au profit des cadres algériens. Grâce à l'expérience acquise dans ce domaine, la gestion de l'eau de grandes villes telles que Oran et Annaba fera l'objet désormais de simples contrats d'assistance technique aménagés, a-t-il encore ajouté.

S'agissant du déficit hydrique que connaissent certaines wilayas de l'Est du pays (Batna, Khenchela, Souk-Ahras), le ministre a annoncé  l'achèvement prochain du grand transfert d'eau entre les barrages de Beni Haroun et Koudiet el Medouar.

La livraison de ce  gigantesque ouvrage, dont le coût de réalisation est évalué à 170 milliards de DA, permettra d'assurer une couverture significative des besoins des wilayas de l'est du pays a-t-il encore ajouté. Evoquant enfin le bilan pluviométrique pour la saison en cours, M. Necib a affirmé qu'avec près de 5,6 milliards de m3, les barrages avaient atteint un taux de remplissage de 85%, ce qui devrait offrir une sécurité d'approvisionnement pour une période de deux ans, a-t-il conclu.