Environnement et hydraulique: Les ressources en eau ont considérablement diminué en Algérie

Publié par Sonia Belaidi le 20-03-2014, 19h38 | 59

Une journée de sensibilisation à l’environnement et aux changements climatiques a été organisée hier à l’hôtel Aurassi par le ministère des Ressources en eau, en collaboration avec l’organisme  de collaboration allemand. Les experts en climatologie en mis en exergue lors de cette rencontre l’impact négatif des perturbations climatiques sur les ressources en eau.

Ces derniers ont noté que les variations climatiques ont été à l’origine d’une baisse considérable des ressources hydriques. « Nos ressources ont diminué de 40% à l’ouest du pays, de 20% à l’est du pays et de 30% au centre du pays. Dans le pourtour méditerranéen, la mer va augmenter de 0,7 mètre de hauteur et  des  zones  seront inondées», ont fait savoir les intervenants.

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, qui intervenait lors de cette journée a rappelé qu’un programme national de lutte contre les changements climatiques était en cours de réalisation en partenariat avec le ministère de l’Aménagement du territoire. Ce plan prévoit notamment le dessalement d’eau de mer, la construction de nouveaux barrages et la mise en connectivité des différents barrages pour conforter les barrages des régions pauvres en pluviométrie.

Le ministre des Ressources en eau a indiqué par ailleurs que 98% de la population algérienne était raccordée en eau potable, précisant que 75% d’entre elle recevait de l’eau en continu. Le surplus en eau épurée est utilisé dans l’agriculture, a ajouté le ministre.

Pour la sécurisation en eau, le conseiller du ministre, Rachid Taïbi a considéré qu’il n y avait pas de sécurisation alimentaire possible sans sécurisation en eau. Il a proposé pour contrecarrer les pénuries en eau de recourir à l’eau des nappes phréatiques pour alimenter les régions des Hauts-Plateaux et les régions du Sud.

« Tous les secteurs sont touchés par le réchauffement climatique et la pénurie d’eau, d’où la nécessité de trouver des solutions », a-t-il dit. Il a souligné dans ce sens que l’Algérie était très vulnérable à cette situation climatique car elle est menacée par la désertification et plus il y a d’incendies, plus le couvert végétal est menacé.

De son côté,  le directeur du centre climatologique national, Djamel Boucherf, a relevé que plusieurs causes étaient  à l’origine du changement climatique à savoir des causes naturelles et des causes anthropiques,  révélant que le climat variait de manière naturelle mais que les causes antropiques  augmentaient ces effets.