économie: Plaidoyer à Boumerdès pour la création d’une Bourse maghrébine

Publié par Dknews le 20-03-2014, 19h50 | 36

Des participants à une journée d’étude, abritée jeudi par l’université de Boumerdès, ont plaidé pour la création «dans les plus brefs délais» d’une Bourse maghrébine afin de faire face aux défis de la mondialisation.

«Cette Union boursière permettra aux bourses des pays membres d’acquérir une masse monétaire raisonnable, apte à leur assurer une animation et une vie économique», a expliqué M. Koudri Ahmed, de l’université d’Alger, dans une communication sous le titre «Impact de la crise économique mondiale sur le financement de l’économie algérienne hors hydrocarbures».

M. Koudri a insisté, à cet égard, sur l’impératif de réfléchir, dès à présent, à l’édification de cet espace économique dans la cadre de l’Union maghrébine, car les «bourses locales ne sont plus d’aucun effet face aux mutations économiques mondiales en cours» à cause, a-t-il argumenté, de leur «masse monétaire faible qui les rend inaptes à attirer les investisseurs de façon normale».

«A l’heure actuelle, aucun pays maghrébin ne jouit de conditions économiques pouvant concurrencer les bourses mondiales, dont la moins cotée est accréditée d’un capital de pas moins de 100 milliards de dollars», a-t-il fait observer. A titre comparatif, M. Koudri a révélé que le capital de la Bourse tunisienne est estimé à 65 milliards de dollars, celui de la Bourse marocaine à neuf (9) milliards de dollars, et celui de la «toute jeune» Bourse d’Alger à 200 millions de dollars.

Dans sa communication, intitulée «La fiscalité et son rôle dans la dynamisation de l’économie algérienne», Mme Yahiaoui Nacera a insisté, pour sa part, sur l’importance des «incitations» et du «bon emploi des liquidités dont jouit actuellement l’Algérie» dans «l’amorce de l’économie nationale et sa dynamisation», en vue de «créer la richesse véritable qui mènera au développement».

La «bonne distribution de la fiscalité pétrolière», «la diversification de l’économie nationale», et la «maîtrise du régime social», sont les autres facteurs importants pour arriver à une «maîtrise du développement et de ses indices», a-t-elle souligné.

Organisée à l’initiative de la faculté des sciences économiques, commerciales et de gestion de l’université de Boumerdès, cette journée d’étude a été marquée par l’animation d’une série de communications sur, entre autres, «L’impact de la crise mondiale sur le marché financier interne et externe», «La fiscalité et son rôle dans la dynamisation de l’économie algérienne», et «Impact de la crise mondiale sur le Trésor public à la lumière des mutations de l’économie algérienne».