Royaume-Uni : Brexit : à quelques jours de la conclusion d’un accord avec Bruxelles, Londres avance un risque de «dislocation» de l’UE

Publié par DK News le 15-02-2016, 18h04 | 36

A quelques jours du sommet de Bruxelles prévu les 18 et 19 février, qui finalisera un accord entre le Royaume Uni et l’Union européenne dans l’objectif de le maintenir au sein du bloc, Londres a avancé dimanche, un risque de dislocation de l'Union dans le cas de son retrait.

Dans un entretien à la radio BBC, le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, a prévu un «réel risque de contagion» sur les autres membres de l’UE, dans le cas où le Royaume-Uni optait pour un retrait de l’UE, ajoutant qu’un accord n’avait pas encore été conclu entre les deux parties.

Il a estimé que son pays «a eu une influence extrêmement importante sur l’Europe» en ce qui concerne l'ouverture des marchés, le libre-échange et pour «une approche moins dirigiste de la gestion de l'économie.

M. Hammond a également affirmé que Londres avait besoin d’un «deal solide» afin de se maintenir au bloc, et que des «détails doivent encore être débattus» au sommet de Bruxelles, défini comme «crucial». Ces propos interviennent après un périple du Premier ministre britannique, David Cameron, dans plusieurs capitales européenne, à la recherche d’un compromis pour une union européenne réformée, condition sine qua non pour le maintien de Londres au sein du bloc.

La dernière étape était l’Allemagne, considérée comme le maillon fort de l’UE, ùu il avait affirmé que le retrait britannique de l’UE n’était pas pour son bien ni pour celui de ses 27 partenaires.Il avait également confirmé qu’il allait faire campagne pour le maintien du Royaume-Uni au bloc si toutefois il obtenait les réformes exigées par Londres.

Le Royaume-Uni souhaite revoir l’accord le liant à l’UE sur les questions de la gouvernance économique, la compétitivité, l’immigration et la souveraineté, de manière à, notamment, rapatrier certains pouvoirs, et réviser les conditions d'accès aux aides sociales pour les ressortissants de l'UE.

Parmi les propositions, celle qui a soulevé le plus de critiques de ses 27 partenaires porte sur la suppression d’avantages sociaux aux migrants durant les 4 premières années, ce qui a été jugée «illégal» en vertu des traités interdisant la discrimination. M. Cameron avait affirmé qu’il acceptait toute solution de rechange concernant l’annulation de ces prestations pour peu qu’elle soit «efficace». Il a également fait savoir que si ses 27 partenaires ne lui proposaient pas un accord «juste et satisfaisant» lors du prochain sommet européen il le refusera.

Les nouvelles modalités de l'accord liant Londres à l’UE, jugées seule alternative pour «cimenter» une nouvelle relation avec l'UE, seront soumises aux électeurs lors d'un référendum avant fin 2017. La date de Juin 2016 est avancée par les médias britanniques.

Des députés conservateurs et même des membres du gouvernement comptent parmi les partisans du brexit. Le Premier ministre avait annoncé que les ministres seront libres de faire la campagne de leur choix tout en gardant leur poste, et que lui même n’allait pas démissionner de son poste quel que soit les résultats du référendum.