La campagne électorale pour l'élection présidentielle du 17 avril prochain débutera dimanche, pour les six candidats retenus par le Conseil constitutionnel et se prolongera jusqu'au 13 avril, soit trois jours francs avant la date du scrutin.
Pour cette élection présidentielle 2014, nous sommes tentés de dire que le ‘’kick off’’ (coup d’envoi) de la campagne électorale est donné depuis ce dimanche, minuit plus une minute. Une sorte de grand match, à la manière d’une rencontre de football respectueuse des valeurs sportives et morales pour chaque adversaire, entre six candidats qui sont engagés dans une longue course à l’électorat.
Les chances de chaque postulant à la magistrature suprême seront jaugées à travers leurs meetings, le contenu de leurs discours et celui de leurs programmes électoraux, qu’ils ont déjà mis en ligne sur le Net. Une campagne électorale qui prendra les contours d’une vaste entreprise politique pour convaincre, rassurer, donner espoir aux électeurs.
Une entreprise que la plupart des six candidats, ont déjà pratiqué pour avoir été au moins candidats à deux reprises pour l’élection présidentielle. C’est donc entre ‘’anciens’’ adversaires politiques que va se passer cette campagne électorale qui devrait se terminer le 13 avril, soit quatre jours avant la tenue du scrutin. Sur le terrain ‘’des opérations’’, les six candidats entament donc aujourd’hui leur campagne électorale à l’intérieur du pays. Le seul candidat indépendant, Ali Benflis, ancien chef de gouvernement, a choisi la ville de Mascara pour le début de sa campagne électorale. Avec comme slogan ‘’Oui pour une société des libertés’’, il compte sur le soutien de plusieurs partis pour remporter cette élection présidentielle.
‘’Sponsorisé’’ par son parti le Front El Moustakbal, Abdelaziz Belaid, le plus jeune ‘’athlète’’ politique de cette élection, démarrera lui sa campagne électorale de Djelfa, ville des hauts plateaux et de la steppe, réputée pour ses élevages ovins. Il compte sillonner 21 wilayas pour convaincre les électeurs à voter pour lui et son slogan de campagne ‘’l’avenir c’est maintenant’’. Le président Sortant Abdelaziz Bouteflika, qui concentre l’intérêt et l’attention de tous, autant politiques que médias et observateurs, entamera à partir de la capitale du Hoggar sa campagne électorale sous le signe ‘’Ensemble pour l’Algrie de demain, pour un avenir meilleur pour tous’’.
Le candidat du Front national algérien Moussa Touati commencera lui sa campagne électorale à partir de la ville d’El Bayadh haut lieu du mysticisme et fief de grands guerriers durant la colonisation française. ‘’L’Algérie pour tous les algériens’’, son thème de campagne, se décline simplement en peu de mots, mais avec une plus value politique qu’il compte développer au cours de ses pérégrinations dans 41 meetings. Louisa Hanoune, la passionaria de la politique algérienne, elle, partira de la ville de Annaba, berceau de vieux marins, mais fief également des ‘’métallos’’ algériens avec le complexe sidérurgique de Annaba, où elle compte de nombreux appuis, de ‘’vieux amis de l’opposition’’ des années 80.
Et puis Hannoune a fait ses études à Annaba, om elle compte récolter le maximum de voix, à travers son thème de campagne, ‘’l’édification de la deuxième république’’. Et puis, Faouzi Rebaïne, enfant terrible de AHD54, compte lui, à travers son triptyque ‘’Développement-excellence-égalité’’ récolter le plus de voix pour au moins améliorer les scores qu’il a réalisé lors des deux dernières élections présidentielles.