Selon l’opposition syrienne : La trêve est « la dernière chance » pour mettre un terme à la violence en Syrie

Publié par DK News le 09-03-2016, 16h07 | 19

L'opposition syrienne a déclaré mercredi que la trêve en Syrie, négociée par Moscou et Washington, pourrait être "la dernière possibilité pourle pays d'en finir avec l'effusion de sang". L'accord de cessation des hostilités entre Damas et l'opposition armée

"peut être la dernière chance pour mettre un terme à la violence", ont noté les groupes d'opposition après une rencontre dans le centre russe pour la réconciliation syrienne, cité par le site d'information Russia Today (RT).

Les leaders de plusieurs groupes d'opposition, ainsi que des individus publics et religieux, ont également exprimé, dans un communiqué, leur soutienà la conférence de paix ayant eu lieu à Genève, appelant tous les Syriens à participer au processus de réconciliation soutenu par les Nations unies.

Promettant de prendre part au travail à venir sur la constitution syrienne, ils ont expliqué que "le fait que la trêve tienne dans le pays incitait à l'optimisme" mais que "plus d'efforts" devaient être faits dans le processus de paix.

La constitution "garantira l'existence de la Syrie en tant que pays prospère, fort, démocratique, indépendant et laïc, respectueux des droits de tous les citoyens quel que soit leur statut ethnique ou religieux", ajoute le texte.

Le 27 février dernier, l'accord de cessez-le-feu en Syrie conclu entre Moscou et Washington est entré en vigueur. Selon les termes de cet accord, les hostilités se poursuivent uniquement envers les groupes liés au groupe terroriste autoproclamé "Etat islamique" (EI/Daech) et au Front al-Nosra, ainsi qu'à l'encontre d'autres organisations terroristes, définies comme telles par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Il existe deux centres pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie, un russe et un américain, permettant de surveiller la mise en application de l'accord conclu à Genève et d'aider les belligérants à respecter la trêve.

250.000 enfants pris au piège  dans des villes assiégés

Plus de 250.000 enfants sont pris au piège dans des localités syriennes assiégées par des belligérants, a indiqué mercredi l'ONG Save the Children."Au moins 250.000 enfants vivent en état de siège brutal dans des zones de Syrie qui sont devenues de véritables prisons à ciel ouvert", indique cette ONG dans un rapport publié mercredi.

Ils "sont coupés du monde extérieur, cernés par des belligérants qui usent du siège comme d'une arme de guerre (...)", ajoute Save the Children, qui se fonde sur des témoignages de "personnes vivant et travaillant dans les zones assiégées de Syrie". "Après cinq années de conflit, la souffrance des communautés assiégées (...) est sans doute la preuve la plus choquante de l'échec de la communauté internationale en Syrie", relève cette ONG.

Plus de 450.000 personnes sont actuellement assiégées en Syrie, selon le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme. Une porte-parole du Programme alimentaire mondial indiquait mardi que 150.000 d'entre elles avaient reçu de l'aide depuis la mi-février.Le conflit en Syrie a fait plus de 270.000 morts et des millions de réfugiés et de déplacés.