Sahli : «Les Algériens iront voter et ne permettront jamais la confiscation de leur droit électoral»

Publié par Dknews le 24-03-2014, 19h11 | 40

Le secrétaire général de l'Alliance nationale républicaine (ANR), Belkacem Sahli, a déclaré dimanche à Bir Mokadem (40 km à l’ouest de Tébessa) que les Algériens iront aux urnes le 17 avril prochain «parce qu’ils ne permettront jamais la confiscation» de leur droit électoral.  

Animant un meeting à la maison de jeunes pour le compte du candidat indépendant Abdelaziz Bouteflika, M. Sahli a indiqué que le prochain scrutin se déroulera «dans un contexte particulier, caractérisé par des conspirations internes et externes visant le pays, comme en témoignent les événements de Ghardaïa et ceux survenus à nos frontières Est».

C'est pourquoi, a-t-il ajouté, le peuple algérien se dirigera «massivement» vers les bureaux de vote «pour défendre son droit électoral en toute transparence». M. Sahli a affirmé que le nom de Bouteflika «restera à jamais lié aux grandes réalisations politiques, économiques et sociales qu’a enregistrées le pays depuis 15 ans». Il a également affirmé que le candidat Bouteflika est «l’homme approprié pour cette période» car, a-t-il dit, «c’est lui qui peut garantir un consensus et relever les défis» qui attendent l'Algérie. M. Sahli a précisé que «le programme du candidat Bouteflika accorde une grande importance à la stabilité».

Ce programme, a-t-il expliqué, vise «cinq objectifs: le renforcement de la démocratie, la consolidation de la stabilité du pays, la revalorisation de la ressource humaine, la création d’une économie émergente dans le cadre d’une approche de développement durable et le renforcement des liens de solidarité nationale». Le programme englobe aussi, a poursuivi M. Sahli, «la promotion de l’identité nationale avec ses trois composantes: l’arabité, l’amazighité et l’islam», «rejette toute forme d’exploitation politique», et soutient «l’indépendance de la justice» et «la lute contre la corruption».

Le FNA s’oppose à l’option du boycott

Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, candidat à l’élection présidentielle du 17 avril prochain, s’est dit lundi à Adrar, «opposé à l’option du boycott», appelant ses militants et lesAlgériens à voter le 17 avril prochain.

«Au lieu que des partis politiques et autres parties prônent le choix du boycott, ils gagneraient à convaincre leurs militants et les Algériens à aller voter dans la mesure où le peuple ne peut en aucun cas exercer son pouvoir, consacrer et jouir de sa souveraineté par le boycott», a affirmé M. Toutati dans un meeting régional animé à la Maison de la culture de la wilaya d’Adrar au 2e jour de la campagne électorale.

«La souveraineté et le pouvoir du peuple, lequel aspire à un Etat fort et républicain, sont représentés par l’urne, d’où l’obligation de voter», a encore souligné le président du FNA qui «refuse la politique de la chaise vide et de l’attentisme». Pour le président du FNA, le vote est également un moyen, pour le peuple et la jeunesse, de se «rebeller contre la hogra et l’exclusion». Dans ce sillage, M. Touati a exhorté la jeunesse algérienne, appelée à porter «le flambeau de l’Algérie de demain», de mener un «combat permanent et sans relâche contre marginalisation et la hogra».

«Le FNA refuse que la jeunesse algérienne, avide d’une vie digne et respectable, soit soudoyée par une quelconque partie ou par le +pouvoir de l’argent+», a indiqué le président du parti, exhortant ainsi les jeunes de la wilaya d’Adrar de «ne pas se soumettre au plus offrant». Il a regretté cependant que la «paupérisation» des populations, offre «l’occasion au +pouvoir de l’argent+ d’exercer son autorité sur les couches les plus démunies», dénonçant cette situation qui «propage au sein de la société algérienne la culture du mercantilisme».

«Les Algériens ont vaincu le colonialisme et les achaghas et demeurent de ce fait capables de mener une révolution et une rébellion par des moyens pacifiques afin de provoquer le changement», a estimé M. Touati, affirmant en outre que son parti aspire à un Etat où «la souveraineté du peuple sera consacrée et respectée». Par ailleurs, M. Touati a  appelé à libérer le secteur de l’audiovisuel, au même titre que les autres secteurs de l’économie.