La démocratie “force one”

Publié par Dknews le 24-03-2014, 19h48 | 36

Le concept de démocratie n’est plus étranger à notre vocabulaire. Bien au contraire, il en fait tellement partie que tous les acteurs s’en réclament instantanément, sans qu’il ne le leur soit demandé. C’est devenu un reflexe. Un reflexe de tous les jours, un reflexe de tous les instants. Les six candidats utilisent ce concept. La classe politique qui en débat sur les diverses chaines de TV en fait usage à profusion. Les populations également n’en sont pas en reste.

Pourrions nous dire ainsi au regard de cette profusion que l’Algérie baigne dans une culture de démocratie, dans la mise en hors jeu des intolérances, dans la recherche par l’un de l’écoute de l’autre ? 
Quand bien même que chaque candidat tente de faire admettre que l’autre, c'est-à-dire le concurrent, enregistre un déficit de démocratie, c'est-à-dire que celui-ci est moins démocrate que lui, il n’en demeure pas moins que personne n’admet qu’on l’accuse de ne pas être un démocrate. 

Plus démocrate ou moins démocrate, démocrate quand même. Il y a six candidats qui tentent chacun de gagner la confiance des populations. Une concurrence loyale. Loyale en ce sens où chacun a fait le choix de l’arme qu’il utilisera, c'est-à-dire le programme, que cela soit sur le plan politique que sur celui de l’économie.  A ce niveau, l’Algérie a bien avancé. Il n’apparait nulle part qu’il y ait des jeux d’intrigue. Tout se passe dans la transparence, dans le champ politique, avec des populations convaincues que le choix qui sera fait sera celui des urnes.

 Les candidats savent qu’il y a une équité dans l’accès aux médias, dans l’accès aux salles pour faire leurs meetings. L’Etat s’est engagé à faire observer la stricte neutralité de l’administration, tandis que les moyens de contrôle sont à portée de tous. Le dépouillement sera public.Pour le moment, nous n’en sommes pas encore à ce niveau car la campagne officielle vient de seulement commencer. Nul candidat n’est le centre de gravité politique car tous bénéficient des mêmes chances. 

Peut être qu’au fur et à mesure qu’avance la campagne dans le temps, il apparaitra un certain classement des préférences populaires , une certaine décantation à travers la consistance des programmes, mais pour le moment il y a six candidats qui viennent  d’emprunter le chemin de la conquête des électeurs.
La démocratie s’exerce partout où il n’y a pas de discrimination pour y accéder. Exemple l’université, l’équilibre régional, l’accès de chaque région au développement. La démocratie ne concerne pas seulement l’expression et les comportements dans le champ politique. Accès sans discrimination dans l’appartenance à une quelque communauté. Retenons que les effets de cette politique d’accès sans discrimination se sont traduits par un pourcentage majoritaire de l’élément féminin dans l’éducation notamment et les secteurs de la santé et de la justice.

Une échéance politique importante retient déjà les attentions. De quel coté qu’on se tourne, on découvre qu’il y a un bouillonnement d’idées. Des idées exprimées, argumentées, parfois qui frôlent l’innovation, parfois frisent l’irrationalité, mais ce sont des idées, ou des convictions, qui sont entendues, même si elles n e sont pas écoutées. C’est ça la démocratie, disent les populations. L’Algérie a donc enregistré ces dernières années une avance remarquable et remarquée qui lui confère une place appréciable dans le concert des démocraties. 

L’Algérie progresse inexorablement à son propre rythme. Elle maitrise les variables de cette progression. 
Faudrait il un modèle de démocratie unique dans le monde ? Les pays qui se sont engagés sur cette voie ont des approches différenciées  selon leurs propres valeurs et se positionnent dans leur propre système référentiel et celui-ci n’est pas commun à tous. Proverbe national, tenir la canne par son milieu.