Vif intérêt de l’Algérie profonde

Publié par Dknews le 25-03-2014, 19h43 | 25

Les candidats et leurs représentants à la présidentielle  du 17 avril ont tenté de séduire les électeurs au 3ème jour de la campagne,  sur des thèmes accrocheurs tels que le logement, la lutte contre la corruption  ainsi que le découpage administratif. 

Ainsi, à Bord Bou Arreridj, le directeur de campagne du candidat Bouteflika, Abdelmalek Sellal, évoquant les différents programmes de logement lancés durant  la décennie 2000-2010, a indiqué que l'Etat a livré 1,9 million d'unités, affirmant  que lors du prochain quinquennat, d'autres programmes seront réalisés avec un  «quota important» réservé aux jeunes. 

 «Certains nous reprochent d'avoir dépensé trop d'argent dans la réalisation  des projets de logements sociaux, mais nous leur disons que l'argent public  et les richesses du pays doivent profiter à notre peuple», a-t-il dit, à cet  égard.  Par ailleurs, M. Sellal est revenu sur le projet de «renouveau national»,  qui devrait consacrer l'Etat de droit garantissant tous les droits des citoyens,  et sur le projet de révision de la Constitution visant à élargir les prérogatives  des élus du peuple et renforcer les mécanismes de contrôle.

 A Ouargla, le candidat Ali Benflis s'est engagé, s'il était élu, à revoir  le dispositif législatif pour mieux lutter contre la corruption, avec, a-t-il  précisé, un «texte plus répressif» pour protéger les deniers publics.  «Je m'engage devant vous (...) de réviser la loi sur la corruption»,  jugeant que l'actuel texte y afférent mettait sur un pied d'égalité «celui qui  prend un dinar et celui qui prend des milliards», a-t-il souligné.  M. Benflis a également, promis de revoir les code de la commune et de  la wilaya, «pour réhabiliter l'élu et consolider ses prérogatives», et de procéder  «à un nouveau et profond découpage administratif pour en finir avec les problèmes  actuels de toutes les régions».

 A ses yeux, le nouveau découpage administratif qu'il préconise sera  de nature à mieux maîtriser la gestion des collectivités locales, à créer de  nouvelles communes et de nouvelles wilayas et à ériger une démocratie locale  participative.  Le candidat s'est exprimé en outre, sur la fraude électorale, appelant  les électeurs à «se mobiliser pour préserver leurs voix» et leur «choix»  pour provoquer le changement. De son côté, le candidat Abdelaziz Belaïd, du Front El Moustakbal, a mis en avant la question du logement, insistant sur  la nécessité de «réhabiliter et redynamiser» les différents modes et formules  d'accès au logement en vigueur.

 M. Belaïd a par ailleurs, indiqué qu'il engagerait «un large débat»  autour de l'édification d'un Etat démocratique et d'alternance avec la participation  de toutes les catégories de la société.  D'autre part, il a plaidé pour l'investissement sur l'élément humain «capable de créer la richesse», il s'est engagé à «confier la responsabilité   dans les institutions de l'Etat aux personnes compétentes, intègres, qualifiées».  M. Belaïd s'est engagé également, à ouvrir un débat général sur le projet  de révision de la Constitution et sur le dossier de l'Education nationale.