Présidentielle 2014 : Séduire... convaincre !

Publié par Boualem Branki le 25-03-2014, 19h47 | 43

Faire de l'Algérie le «Japon de l'Afrique», un nouveau découpage territorial, ou plus de démocratie participative sont les thèmes de campagne développés hier mardi par les candidats à l'élection présidentielle du 17 avril prochain. Sur le terrain, pour gagner des voix lors du scrutin présidentiel, les six candidats déclinent progressivement leur programme électoral, même s'il est mis en ligne par leurs permanences.

Et, au troisième jour de cette campagne, force est de reconnaître que les candidats redoublent d'ingéniosité pour tenter d'avoir le maximum de voix le jour-J, même si cela paraît un peu irréaliste, sinon électoraliste. Il est ainsi du candidat du parti Al Moustakbal, Belaïd Abdelaziz qui veut faire de l'Algérie le Japon de l'Afrique. Rien que ça !

«Je vous promets, qu'une fois élu, je veillerai à faire de l'Algérie le Japon de l'Afrique et cela à travers l'exploitation réelle de toutes les richesses humaines et naturelles du pays», a-t-il affirmé. Le chemin du «Japon de l'Afrique» passe, selon lui, par un large débat autour de l'édification d'un Etat «démocratique et d'alternance» avec la participation de toutes les catégories de la société. Candidat ayant les jeunes comme soutien, il compte aller loin, et cette campagne électorale le lui permet. Par contre, Ali Benflis, qui ne veut pas pour le moment trop appuyer «sur le champignon» attaque sur le thème de la corruption et compte mettre en place s'il est plébiscité par les Algériens des textes «plus répressifs» contre ce fléau pour protéger l'argent public.

« Je m’engage devant vous, si je suis élu par la grâce de Dieu, de réviser la loi sur la corruption, car elle met sur un pied d’égalité celui qui prend un dinar et celui qui prend des milliards», a-t-il dit. Et puis, il surfe sur le thème des régions, en promettant un nouveau découpage territorial, avec de nouvelles communes, de nouvelles wilayas. Quant à l'autre candidat indépendant à cette présidentielle, son thème au troisième jour de cette campagne électorale aura été la poursuite de la politique de solidarité nationale envers les couches sociales démunies.

«Certains nous reprochent d’avoir dépensé trop d’argent dans la réalisation des projets de logements sociaux, mais nous leur disons que l’argent public et les richesses du pays doivent profiter à notre peuple», a affirmé Abdelmalek Sellal. Il rappelle également que le prochain quinquennat sera celui du «renouveau national» devant consacrer l’Etat de droit qui garantirait tous les droits des citoyens, avant de rappeler l’engagement du candidat Bouteflika pour la révision de la Constitution au courant de l’année 2014 en vue d’élargir les prérogatives des élus du peuple et renforcer les mécanismes de contrôle.

Bref, cette campagne électorale est bien partie pour aller au fond des choses, et, surtout, pour connaître les grands programmes électoraux des six candidats. Les prochains jours seront autrement déterminants pour jauger les forces et faiblesses de chaque candidat, et ses capacités à se transcender dans les moments difficiles.