Les travaux de la 34e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb arabe (UMA), à laquelle l'Algérie est représentée par le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, ont débuté jeudi à Tunis. Les ministres des AE de l'UMA évoqueront lors de cette session les questions arabes, internationales et régionales et la coopération entre l'UMA et les ensembles régionaux et internationaux.
Conseil des ministres des AE de l'UMAAppel à renforcer l'édifice maghrébin face aux risques menaçant la région
Les participants aux travaux de la 34e session du Conseil des ministres des affaires étrangères de l'Union du Maghreb arabe (UMA) a mis l'accent sur la nécessité de poursuivre l'action commune pour la consolidation de l'édifice de l'UMA, en vue de faire face aux risques menaçant la région dont le terrorisme.
«La recrudescence des menaces sécuritaires, les nombreux défis transfrontaliers dus à la propagation du terrorisme, au trafic d'armes et de drogue et la situation financière difficile imposée par la crise économique mondiale exigent des pays de l'UMA «d'unifier leurs rangs et de conjuguer leurs efforts», a indiqué le Secrétaire général de l'UMA, Lahbib Benyahia dans une allocution prononcée à l'occasion.
Face à ces défis transfrontaliers, la réponse ne peut être que collective et coordonnée entre les pays de l'UMA, a-t-il dit.Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Khemaïes Jhinaoui a exprimé l'attachement de son pays à l'UMA «en tant que choix stratégique», appelant à oeuvrer avec les pays de l'UMA à «impulser un nouveau souffle au processus maghrébin de façon à répondre aux aspirations des peuples de la région».
Le délégué du Conseil présidentiel libyen, Mohamed Siyala a salué les efforts des Etats de l'UMA et leur soutien au rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Libye, appelant à la nécessité d'intensifier l'action commune entre les pays de l'UMA.
La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération chargée des Affaires maghrébines, africaines et des Mauritaniens établis à l'étranger a indiqué que les défis imposés par les situations régionales et internationales exigeaient des pays de l'Union davantage d'efforts pour faire face aux risques et réaliser les aspirations des peuples de la région.
La ministre déléguée auprès du ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération, Mme Mbarka Bouaida a souligné la nécessité de conjuguer les efforts des pays de l'UMA notamment dans le domaine économique.
Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine (UA) et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel, qui représente l'Algérie à cette réunion a appelé à entreprendre «rapidement un processus de réforme véritable» de l'Union du Maghreb arabe (UMA), par la modernisation de ses structures et la révision de ces textes juridiques.
27 ans après la création du système d'action commune maghrébine, son bilan reste modeste et en deçà des attentes des pays de l'UMA, a fait remarquer M. Messahel, appelant à la nécessité d'un processus de réforme véritable et rapide. L'UMA doit emboîter le pas aux autres ensembles régionaux qui ont réussi, a-t-il estimé.
Pour lui, la situation «ne prête pas à optimisme» d'où, a-t-il dit, «l'urgence de redoubler d'efforts et de rattraper le temps perdu afin de concrétiser les objectifs qui sont la raison d'être de l'UMA».
Il a ajouté que «la réalisation de ces objectifs passe par une modernisation globale des structures de l'UMA, la révision de ses mécanismes et son mode de fonctionnement». Il s'agit, a-t-il poursuivi, de «réviser tous ses instruments juridiques y compris son acte constitutif de l'UMA».
Seuls sept textes juridiques sur trente sept sont entrés en vigueur, a encore signalé M. Messahel qui a considéré que la réforme «est plus que nécessaire» dans un contexte régional critique et de «menaces sécuritaires inédites» qui pèsent sur notre région avec, «en tête, la prolifération du terrorisme et du crime organisé».
Il a mis en avant l'importance d'une définition réaliste des priorités de l'action commune en consacrant le concept d'intégration économique sur la base d'une approche pragmatique graduelle, en prélude à une ère nouvelle de l'action régionale commune, dans laquelle il sera facile de tirer avantage des aspects positifs de la mondialisation tout en évitant ses effets négatifs.
Le Conseil des ministres des AE de l'UMA salue les efforts de l'Algérie pour le rétablissement de la stabilité en Libye
Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) a salué les efforts déployés par l'Algérie dans le cadre du processus politique pacifique pour le rétablissement de la stabilité et de la sécurité en Libye, appelant la communauté internationale à soutenir le gouvernement d'union nationale.
Le Conseil a salué, dans un communiqué publié à l'issue des travaux de sa 34e session, «les efforts intenses» consentis par l'Algérie pour le rétablissement de la sécurité et de la stabilité en Libye, à travers la solution politique pacifique, réitérant «le soutien absolu» du Conseil présidentiel du Gouvernement d'union nationale libyen pour lui permettre d'assumer ses responsabilités nationales, notamment en matière de lutte contre le terrorisme et de sécurisation des frontières.
Il a insisté sur la nécessité de «préserver» la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Libye ainsi que la cohésion de son tissu social, réitérant «son refus catégorique de toute intervention militaire» dans ce pays.
Il a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités dans le soutien au gouvernement d'union nationale, étant le seul gouvernement légitime du peuple libyen à même de lui assurer la sécurité et la stabilité qui sont essentielles pour la sécurité et la stabilité des pays de l'UMA et de la région en général, a précisé le communiqué. Avant la clôture des travaux, Taïeb Baccouche a été nommé secrétaire général de l'UMA en remplacement de M. Lahbib Benyahia.
Conseil de l'UMA :Le président tunisien reçoitM. Messahel et les ministres des AE des pays de l'UMA
Le président tunisien, Béji Caid Essebsi a reçu jeudi au palais de Carthage à Tunis, le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel et les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union du Maghreb arabe (UMA). L'audience a eu lieu dans le cadre de la 34e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays de l'UMA, dont les travaux ont débuté jeudi.
A cette occasion, le président tunisien a chargé M. Messahel de transmettre un message de remerciements au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour ses efforts consentis en faveur des causes des peuples de la région. La situation dans la région et les avancées réalisées par la Libye dans le cadre du processus de règlement politique de la crise dans ce pays, ont été également abordées lors de la rencontre.
UMA-Tunisie-conseil-session : Taïeb Baccouche nouveau secrétaire général de l'UMA
Le Tunisien Taïeb Baccouche a été nommé nouveau secrétaire général de l'Union du Maghreb arabe en succession à Habib Ben Yahia lors de la 34e session, du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb Arabe (UMA). Réuni jeudi à Tunis, le Conseil des ministres des AE de l'UMA a approuvé à l'unanimité cette décision.
La réunion s'est déroulée en présence notamment du ministre tunisien des Affaires étrangères Khemaïes Jhinaoui, du vice-ministre libyen aux Affaires étrangères Mohamed Tahar Sayala, du ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes Abdelkader Messahel et de l'ancien secrétaire général de l'UMA Habib Ben Yahia. Né en 1944 à Jammel (gouvernorat de Monastir), Taïeb Baccouche, un professeur universitaire en linguistique, a été entre 1981 et 1984, secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT).
De 1998 à début 2011, M. Baccouche est président de l'Institut arabe des droits de l'Homme. Il s'est engagé en politique, d'abord en tant que ministre de l'Education et porte-parole du gouvernement entre le 17 janvier et le 24 décembre 2011 (successivement aux gouvernements Mohamed Ghannouchi et Béji Caïd Essebsi). De février 2015 à janvier 2016, il est ministre des Affaires étrangères dans le premier gouvernement Essid.
Les participants aux travaux de la 34e session du Conseil des ministres des affaires étrangères de l'Union du Maghreb Arabe (UMA) ont mis l'accent sur la nécessité de poursuivre l'action commune pour la consolidation de l'édifice de l'UMA, en vue de faire face aux risques menaçant la région dont le terrorisme.
M. Messahel appelle à accélérer la réforme de l'UMA
Le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue arabe a appelé jeudi à Tunis à entreprendre «rapidement un processus de réforme véritable» de l'union du Maghreb arabe (UMA)par la modernisation de ses structures et la révision de ces textes juridiques.
27 ans après la création du système d'action commune maghrébine, son bilan reste modeste et en deçà des attentes des pays de l'UMA, a fait remarquer M. Messahel dans une allocution à l'ouverture de la 34e session du conseil des ministres des affaires étrangères maghrébins appelant à la nécessité d'un processus de réforme véritable et rapide.
L'UMA doit emboîter le pas aux autres ensembles régionaux qui ont réussi, a-t-il estimé.
Pour lui, la situation «ne prête pas à optimisme» d'où , a-t-il dit, «l'urgence de redoubler d'efforts et de rattraper le temps perdu afin de concrétiser les objectifs qui sont la raison d'être de l'UMA».
Il a ajouté que «la réalisation de ces objectifs passe par une modernisation globale des structures de l'UMA, la révision de ses mécanismes et son mode de fonctionnement». Il s'agit, a-t-il poursuivi, de «réviser tous ses instruments juridiques y compris son acte constitutif de l'UMA».
Seuls sept textes juridiques sur trente sept sont entrés en vigueur, a encore signalé M. Messahel qui a considéré que la réforme «est plus que nécessaire» dans un contexte régional critique et de «menaces sécuritaires inédites» qui pèsent sur notre région avec, «en tête, la prolifération du terrorisme et du crime organisé».
«La réponse à ses menaces reste tributaire de la capacité des pays de l'UMA à s'adapter aux mutations régionales et internationales et l'intensification de leur coordination dans le cadre d'une stratégie maghrébine globale qui tienne compte des dimensions sécuritaire et de développement et consacre les valeurs de modération», a encore soutenu M. Messahel.
Il a mis en avant l'importance d'une définition réaliste des priorités de l'action commune en consacrant le concept d'intégration économique sur la base d'une approche pragmatique graduelle en prélude à ère nouvelle de l'action régionale commune facilitant dans laquelle il sera facile de tirer avantage des aspects positifs de la mondialisation tout en évitant ses effets négatifs.
APS