Les travaux du Sommet humanitaire mondial des Nations unies s'est ouvert, hier, à Istanbul, en Turquie avec la participation d'une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement et de nombreuses ONG qui vont tenter de trouver des solutions et des moyens novateurs pour rendre l'action humanitaire plus efficace et inclusive.
Ce sommet qui se tient sous le slogan «Une seule humanité, des responsabilités partagées», devrait marquer un «tournant décisif pour la communauté internationale pour faire face aux crises et prévenir les souffrances humanitaires».
Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement parmi 5000 participants et de nombreuses ONG sont ainsi réunis à Istanbul pour ce premier sommet humanitaire mondial visant à trouver des solutions et des moyens novateurs pour rendre l'action humanitaire plus efficace et inclusive. La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Mounia Meslem Si Amer, représente l'Algérie à ces travaux prévus sur deux jours. A l'ouverture des travaux du sommet, le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté le monde à «prendre ses responsabilités».
«Le système actuel est insuffisant (...), le fardeau est porté par certains pays uniquement, tout le monde doit aujourd'hui prendre ses responsabilités», a déclaré M. Erdogan, rappelant que la Turquie accueillait environ trois millions de réfugiés, dont 2,7 millions de Syriens.
Le monde fait face au plus grand afflux de réfugiés depuis le Seconde Guerre mondiale avec 60 millions de personnes réfugiées ou déplacées par les conflits armés ou lors de catastrophes naturelles, selon des statistiques.
«Jamais depuis la Seconde guerre mondiale autant de personnes n'avaient été forcées de quitter leur foyer», a déploré pour sa part le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. «Nous sommes ici pour façonner un avenir différent», a-t-il ajouté.
Le programme du sommet d'Istanbul qui était convoqué par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, veut engendrer une série «d'actions et d'engagements concrets» pour aider les pays à mieux se préparer à affronter les crises, définir une nouvelle approche pour gérer les déplacements forcés et garantir des sources de financement fiables pour y répondre.