Huitièmes de finale « retour » des Coupes africaines des clubs: L'ESS et le CSC pour préserver le maigre acquis de la phase aller

Publié par Saïd Ben le 29-03-2014, 17h16 | 37

L'ES Sétif et le CS Constantine, les deux représentants algériens en Ligue des champions et en coupe de la Confédération africaine de football (CAF) respectivement, auront la lourde tâche de se qualifier aujourd’hui en match retour des huitièmes de finale de leur compétition respectivement contre les Camerounais du Coton Sport de Garoua et aux Ivoiriens de l’ASEC d’Abidjan.

Les deux formations sont à pied d’œuvre depuis jeudi dernier. L'ESS et le CSC avaient tous les deux gagné petitement à domicile au cours de la première manche de ce tour disputée dimanche dernier.
Les Sétifiens l'ont emporté face aux Camerounais de Coton Sport (1-0), soit le même score ayant sanctionné les débats entre les Constantinois et l'ASEC Abidjan de Côte d'Ivoire.

Leur mission s'annonce ainsi difficile pour préserver leur maigre acquis au cours de cette deuxième manche, sachant que les deux clubs ne cachent pas leurs ambitions dans les deux compétitions où ils espèrent atteindre "au moins la phase de poules", selon les dires de leurs dirigeants et entraîneurs.


L’ES Sétif jouera donc aujourd’hui à 15 heures en pleine période de chaleur sachant que la température avoisine les 40°. Ce qui constitue un premier handicap pour les joueurs du coach Kheireddine Madoui.


D’autre part, le taux d’humidité au Cameroun est de l’ordre de 80%, ce qui est également un autre handicap pour l’Aigle noir de Sétif. De plus, l’équipe avait failli ne pas se déplacer au Cameroun suite au mouvement de grève observé par les joueurs deux jours avant le départ. Les joueurs demandaient au président Hamar de leur régler le problème financier. Et finalement les joueurs sont revenus à de meilleurs sentiments évitant ainsi un scandale. Il est vrai que s’ils avaient déclaré forfait, l’ESS serait privé deux années durant de toute compétition internationale.

A ce sujet et vu cette situation Madoui avait déclaré, une première fois : « Comment peut-on parler de défi ou de qualification ? ». Puis, sur place au Cameroun, le coach de Sétif déclare que tout est rentré dans l’ordre et que les joueurs sont déterminés à revenir avec une qualification de Garoua. Quant au président Hamar, il rassure en déclarant que «l’Entente n’est pas en crise». Voilà qui réconforte les fans de l’équipe au moment où leur équipe se trouve en terre camerounaise.

Par contre, du côté du CSC Constantine, la situation est différente, mais compliquée, en tous les cas, face à cette redoutable équipe de l’ASEC d’Abidjan très connue dans le continent. Et à juste titre le défenseur Maïza sur qui les Constantinois se basent pour une stabilité de l’équipe déclare que «l’ASEC d’Abidjan ne nous fait pas peur. Ils seront sous une terrible pression chez eux et ils doivent donc faire le jeu.

Nous avons grand espoir de bien négocier ce match retour d’autant que nous avons l’expérience de ce genre de situations après les aventures de Niamey et de Monrovia.
Ainsi, Boulemdaïs, Bezzaz et Derrag seront bien là pour veiller à préserver ce maigre avantage d’un but acquis au match aller et pourquoi pas oser marquer un but qui aura tout son poids au décompte final. Et c’est ce qu’espèrent les  Sanafir du fond du cœur…