Pétrole : Le Brent ouvre la semaine à plus de 50 dollars à Londres

Publié par DKNews le 06-06-2016, 15h59 | 25

Les prix du pétrole rebondissaient lundi en cours d'échanges européens, le Brent repassant au-dessus des 50 dollars le baril soutenu par une nette perte de vigueur du dollar et les attaques d'oléoducs au Nigeria.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 50,10 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 46 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance gagnait 44 cents à 49,06 dollars. Après avoir terminé la semaine sous pression, les cours du Brent et de WTI sont parvenus à reprendre ce lundi, profitant finalement du net affaiblissement du dollar consécutif aux chiffres sur l'emploi américain mais également de craintes entourant le niveau de la production nigériane alors que de nouvelles attaques de rebelles ont visé des oléoducs.

«Le marché a eu deux séries de données en provenance des Etats-Unis à digérer vendredi après-midi.

Il y a eu le rapport sur l'emploi américain et le nombre de puits en activité de la société privée Baker Hughes», le premier s'étant finalement révélé plutôt haussier pour le pétrole tandis que le second a pesé sur les cours.

Le fort ralentissement des créations d'emplois aux Etats-Unis, au plus bas depuis septembre 2010 avec seulement 38.000 embauches nettes en mai au lieu de 155.000 attendues. Ce facteur reflète des inquiétudes sur la vigueur de la reprise américaine et donc de la demande d'or noir dont les tats-Unis sont le premier consommateur.

L'affaiblissement du dollar qui s'en est suivi a fini par profiter au pétrole. «Un dollar faible tire habituellement les cours à la hausse mais le bond des prix du pétrole vendredi après-midi a été rapidement contrebalancé par le dernier décompte des puits en activité annoncé par le groupe privé Baker Hughes», relevait Tamas Varga, analyste chez PVM.

Selon ce décompte, le nombre de puits en activité aux Etats-Unis a augmenté de 9 unités pour ressortir à 325 la semaine dernière, soit leur première hausse en onze semaines et la plus forte depuis la mi-décembre, précisait M. Varga.

Les attaques de sabotage en cours sur les infrastructures pétrolières au Nigeria ont également encouragé les prix. La production nigériane serait supposément de 800.000 barils à l'heure actuelle, soit moins de la moitié du niveau normal de production du pays, notaient les experts de Commerzbank.