Le trafic aérien à l'aéroport international de Dubaï, l'un des plus actifs au monde, continuait d'être perturbé jeudi, au lendemain de l'accident à l'atterrissage d'un Boeing 777-300 d'Emirates, ont annoncé la compagnie et l'opérateur «Dubai Airports».
Mercredi, les 300 personnes à bord de 'appareil, en provenance d'Inde, et qui a pris feu après l'atterrissage, ont pu être évacuées saines et sauves mais un sapeur-pompier de nationalité émiratie a été tué lors des opérations de secours.
Dubai Airports a annoncé, dans un communiqué, l'annulation depuis l'accident de 237 vols au départ et à l'arrivée. Vingt-quatre autres vols ont été déroutés sur des aéroports voisins, a ajouté l'opérateur en pariant sur un retour à la normale dans les 48 heures.
Il a ajouté que l'aéroport de Dubaï continuait de fonctionner avec une «capacité réduite», n'utilisant que l'une de ses deux pistes.
En ce qui concerne ses propres opérations, la compagnie Emirates, qui appartient à l'émirat de Dubaï, a indiqué que ses «vols seraient perturbés pendant les prochaines 36 heures», en rappelant que l'aéroport avait été fermé pendant six heures mercredi. Elle a précisé avoir annulé 27 vols mercredi et dérouté 23 autres, ce qui a affecté plus de 23.000 de ses passagers.
Les enquêteurs s'emploient à récupérer les boîtes noires. Les débris de l'appareil doivent être déplacés dans un hangar pour analyse, a ajouté l'aviation civile.
Les documents de l'avion et ceux des pilotes ont été sécurisés et un rapport préliminaire sur les raisons de l'accident doit être publié dans un mois, a-t-elle ajouté.