La Banque mondiale (BM) a annoncé jeudi l'adoption d'une série de nouvelles règles environnementales et sociales devant s'appliquer à ses 189 Etats-membres afin d'atténuer les éventuels effets néfastes de projets qu'elle finance.
Cet arsenal de nouvelles règles, adoptées à l'issue de près de 4 ans de consultation, vise à atténuer les effets négatifs des projets de développement soutenus financièrement par la Banque et qui peuvent aller de la construction de ponts à l'édification de centrales électriques dans des pays pauvres.
En 2015, l'institution elle-même avait fait son mea culpa après avoir constaté les déplacements forcés de population provoqués par certains de ses projets.
Les nouvelles règles qui entreront en vigueur en 2018 obligeront les Etats emprunteurs à conduire un «examen élargi des risques sociaux et environnentaux», induits par ces projets et à garantir les droits des salariés qui y sont associés, notamment en bannissant «toute forme de travail forcé».
Les projets devront également «minimiser l'impact négatif sur l'environnement» et «éviter les déplacements forcés» de population, selon ces nouvelles règles.
La Banque mondiale fait face à une concurrence accrue de nouveaux acteurs du développement, dont la Chine, censés poser moins de conditions à l'octroi de financements.