Un groupe international d'experts a accusé, dans un rapport, les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) d'être "responsables" des retards du processus électoral dans ce pays.
"Le gouvernement est responsable de nombreux retards artificiels dans le processus électoral, qui ont rendu impossible le respect de la Constitution et la tenue d'élections équitables et transparentes avant la fin de l'année", ont écrit les experts dans ce rapport du "Groupe d'étude sur le Congo (GEC)", publié vendredi.
Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, cité par l'AFP, a jugé "insensée" cette accusation. "L'heure n'est plus à chercher à jeter des anathèmes sur les uns", a-t-il ajouté.
Dans ce rapport intitulé, "Congo: une bataille électorale périlleuse", ce centre de recherche de l'Université de New York (NYU) demande au gouvernement congolais de "déclarer clairement que Joseph Kabila ne sera pas candidat" à la présidentielle et qu'il "ne changera pas les articles verrouillés" de la Constitution pour se maintenir au pouvoir.
"Nulle part dans la Constitution, il n'est fait mention de déclaration de non candidature", a répondu M. Mende, accusant le GEC de "chercher la petite bête".
Le président Kabila dirige la RDC depuis 2001, son mandat s'achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais l'opposition le soupçonne de manoeuvrer pour reporter la présidentielle.