Les prix du pétrole peinaient à progresser lundi en cours d'échanges européens, de nombreux opérateurs écartant un accord entre grands producteurs pour geler la production.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre valait 46,96 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en très léger repli de 1 cent par rapport à la clôture de vendredi.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre grignotait 9 cents, à 44,58 dollars.
Les cours ont été soutenus la semaine dernière par la perspective d'un accord entre les grands producteurs pour limiter la production afin de soutenir les prix, après l'annonce de la tenue d'une réunion informelle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) fin septembre à Alger.
Mais de nombreux investisseurs semblaient déjà moins y croire lundi, se rappelant de l'échec au printemps dernier d'un sommet de ce type entre la Russie et la plupart des membres de l'Opep.
Des experts semblaient aussi peu convaincus de la possibilité d'un accord: "La Russie a signalé son intention d'en discuter aussi +si nécessaire+, mais on risque d'en rester à de simples paroles, comme souvent dans le passé".
Mais dans l'immédiat, les cours semblaient pâtir une fois encore des inquiétudes autour de la surabondance d'offre sur le marché qui plombe les prix depuis plus de deux ans.
Vendredi, le groupe privé Baker Hughes a publié son décompte hebdomadaire des puits de forage en activité aux Etats-Unis, qui a fait apparaître une hausse des puits pour la septième semaine consécutive.
Cette donnée laissait penser que les Etats-Unis, dont la production de pétrole de schiste avait souffert de la chute des cours ces deux dernières années, pourraient élever ses volumes de production dans les mois à venir.
Le pétrole ouvre en hausse à New York
Les cours du pétrole évoluaient en hausse lundi peu après l'ouverture à New York, encouragés par la perspective de discussions entre l'Arabie saoudite et la Russie, alors que les opérateurs s'interrogent sur une possible stabilisation de l'offre.
Le cours du "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en septembre prenait 62 cents à 45,11 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). "Au cours du week-end, nous avons continué à entendre des commentaires positifs à propos d'un gel de la production.
La Russie a indiqué être prête à coopérer", a indiqué Matt Smith de ClipperData. Le ministre russe de l'Energie Alexander Novak a indiqué au journal saoudien Asharq Al-Awsat que son pays était prêt à collaborer avec l'Arabie saoudite afin de parvenir à une stabilisation du marché du pétrole international.
Les cours ont été soutenus la semaine dernière par la perspective d'un accord entre les grands producteurs pour limiter la production afin de soutenir les prix, après l'annonce de la tenue d'une réunion informelle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) fin septembre à Alger. "Meme si ce gel reste très hypothétique, cela suffit aux marchés pour progresser légèrement", nuançait Matt Smith.
De nombreux investisseurs se rappelaient lundi de l'échec au printemps dernier d'un sommet de ce type entre la Russie et la plupart des membres de l'Opep.
Les experts de Commerzbank semblaient aussi peu convaincus de la possibilité d'un accord: "La Russie a signalé son intention d'en discuter aussi +si nécessaire+, mais on risque d'en rester à de simples paroles, comme souvent dans le passé". Dans l'immédiat, les cours risquaient de rester freinés par les inquiétudes autour de la surabondance d'offre sur le marché qui plombe les prix depuis plus de deux ans.