La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires, Valerie Amos, a appelé vendredi, à l'issue d'une visite au Liban, à soutenir davantage la population libanaise qui éprouve des difficultés croissantes à faire face à l'afflux de réfugiés syriens.
Trois ans après le début du conflit en Syrie, le Liban accueille désormais un million de réfugiés syriens, dont environ la moitié sont des enfants, a souligné le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Pour Mme Amos, «l'impact sur le Liban est énorme et continue d'avoir un effet négatif sur le bien-être économique, politique et social du pays». «Nous devons faire plus pour soutenir le peuple et le gouvernement du Liban car ils ont du mal à répondre à la demande accrue en matière de santé, d'éducation, d'électricité, d'eau et d'assainissement. Nous ne devrions pas considérer leur générosité pour acquise», a-t-elle soutenu.
Mme Amos a rendu visite à des familles de réfugiés syriens à Wadi Khaled, dans la province d'Akkar, et dans le district de Minieh, près de Tripoli, au nord du Liban.Certaines communautés déjà vulnérables ont vu leur population doubler depuis le début de la crise en Syrie, rapporte l'ONU.
«Beaucoup de familles syriennes que j'ai rencontrées sont ici depuis plus de deux ans et ont de plus en plus de mal à faire face à cette situation», a déploré Mme Amos.«J'ai parlé à des enfants dont les parents ne peuvent pas se permettre de payer leur scolarité», a-t-elle poursuivi en prévenant qu'une génération entière «est en danger».