Une quarantaine de médecins relevant d’établissements hospitaliers publics de différentes régions du pays, ont été formés à l’EHU «1er novembre» d’Oran sur le fonctionnement du Dossier électronique du malade (DEM), a indiqué, à l’APS, le directeur de l’EHU, Mohamed Mansouri.
Ces formations ont démarré juste après la mise en application du DEM à l’EHU en juillet 2013 dans la perspective de généraliser ce nouveau système conformément aux directives du ministre de la Santé, a souligné M. Mansouri.
L’EHU d’Oran est le premier établissement sur le plan national et africain à gérer électroniquement les dossiers de ses patients. Ce nouveau système présente plusieurs avantages dont la traçabilité et la précision sur le plan des données, la sécurisation des traitements, en plus d’économiser le papier et d'épargner des inconvénients.
Une dizaine de médecins de l’EHU ont été formés à l’hôpital «Georges Pompidou» (Paris) en 2013 et procèdent à la formation «en cascade» du reste des équipes de l’établissement, ce qui a permis d’atteindre un taux de 100% d’informatisation en 2014, a-t-on indiqué.
Ce projet, financé en partie par l’Union européenne, a mobilisé un capital de 350 millions de dinars, qui a servi au paramétrage des 40 services et 11 laboratoires de l’EHU, la mise en place d’un Data center et l’acquisition de quelque 1.000 micro-ordinateurs et écrans tactiles.
Il reste à investir quelque 250 millions DA pour l’informatisation d’autres services qui nécessitent des systèmes de pointe qui coûtent très chers, comme le service de réanimation, le service d'oncologie et autres ouverts après 2013, tels que le service de réanimation et chirurgie cardiaque du nourrisson, a ajouté M. Mansouri.
«Le DEM a suscité chez le personnel hospitalier un engouement auquel on ne s’attendait pas», a encore souligné le responsable, relevant que les premiers pas dans des établissements européens n’ont pas été faciles, puisque les équipes se sont montrées résistantes et ont pris un certain temps pour adopter ce nouveau système.
A noter que l’EHU a obtenu en 2014 une appréciation de 5 sur 7, délivré par le «IMS Health», organisme américain de contrôle de la qualification des établissements hospitaliers en matière de dossier électronique, «ce qui n’est pas mal en deux ans seulement», a estimé le directeur de l’EHU.