Le recteur de la faculté de droit de l'université d'Oran, Nacerddine Bousmaha : Le CSJ mis en place pour corriger «des échecs» dans la mise en œuvre de programmes destinés à la jeunesse

Publié par DKNews le 23-09-2016, 18h20 | 128

Le recteur de la faculté de droit de l'université d'Oran, Nacerddine Bousmaha, a indiqué jeudi à Alger que la création du Conseil supérieur de la jeunesse à la faveur de la révision constitutionnelle de 2016 intervenait pour corriger l'échec des partis politiques et de la société civile à mettre en oeuvre les politiques destinées à la jeunesse.

Dans une conférence intitulée «Jeunesse et démocratie à la lumière de la révision constitutionnelle de 2016», organisée dans le cadre d'une journée d'études au conseil de la nation sous le thème «Quel avenir pour la démocratie, la démocratie 2030», le responsable universitaire a estimé que la création du CSJ à la faveur de la révision constitutionnelle de 2016 était nécessaire pour
corriger l'échec des partis politiques et de la société civile à mettre en oeuvre les programmes destinés aux jeunes.

Selon le conférencier, les termes des derniers amendements constitutionnels ont facilité l'accès des jeunes aux centres de décision. Dans son préambule, la constitution stipule que «la jeunesse est au centre de l'engagement national à relever les défis économiques, sociaux et culturels, un engagement dont elle sera avec les générations futures les principaux bénéficiaires», a-t-il argué citant également les articles 200 et 201 de la loi fondamentale du pays qui prévoient la création du CSJ.

Pour M. Bousmaha, cet organe est appelé a jouer un rôle prépondérant pour faciliter l'accès des jeunes à l'emploi, prémunir cette catégorie contre l'extrémisme et les idéologies étrangères à la société algérienne et mettre au point des stratégies pour lutter contre l'immigration clandestine.

Pour sa part, le membre du conseil de la nation, Laskri Mohamed Tayeb, a considéré que la constitution algérienne était source de fierté car, a-t-il expliqué, ce texte renferme une vision prospective qui favorise l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour mieux rapprocher le citoyen de l'administration et renforcer la transparence à tous les niveaux.

Cette rencontre est organisée dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la démocratie décrétée par les nations unies le 15 septembre de chaque année.