L'épisode dramatique de Béjaïa oublié, et voilà que les candidats à la présentielle du 17 avril poursuivent leur campagne électorale pour donner ainsi plus de crédit et plus de légitimité populaire à cet important rendez-vous politique.
Car il faut laisser de côté ce qui s'est passé dans la capitale des Hammadites et se focaliser sur l'essentiel, c'est-à-dire l'avenir du pays, de la Nation et des Algériens. En cela, il faut reconnaître que les états-majors des six candidats à cette présientielle jouent le jeu et contribuent par leur dévouement à donner autant de crédibilité à l'événement que rassurer sur la bonne santé du pays. Sur sa capacité et celle de ses enfants à surmonter tous les obstacles, fussent-ils issus de courants revanchards du front intérieur.
Il n'empêche, les Benflis, Sellal, Belkhadem, Hanoune et autres Fawzi Rebaïne et Moussa Touati animent comme il se doit cette campagne électorale que certains courants en mal de démocratie ont tenté de chahuter. Hier, donc, les thèmes étaient nombreux et riches au 16e jour de leur campagne électorale. Il y a d'abord cette proposition de Ali Fawzi Rebaïne, du parti Ahd 54, de supprimer le Service national et de mettre en place une armée nationale populaire professionnelle. M. Rebaïne s'est engagé, s'il est élu, à supprimer le Service national, «en laissant ses portes ouvertes à ceux qui veulent s'entraîner pour une durée de six mois».
Une position courageuse, d'autant qu'il a également promis de «moderniser et bâtir une «armée professionnelle» en la dotant de tous les moyens nécessaires.Depuis Djanet, dans le Tassili, Ali Benflis promet de relancer le tourisme saharien et relève que le développement de ce secteur est à même de relancer l'activité dans ce secteur et créer de l'emploi. Le thème du développement local est également abordé par la pasionaria de la politique algérienne, Louisa Hanoune, qui veut redynamiser le développement local et améliorer le réseau routier national pour accélérer le désenclavement des populations rurales.
Et puis, fatalement, les effets de la tragédie nationale, le terrorisme ont fait irruption dans cette campagne électorale, puisque Louisa Hanoune, qui a rappelé les souffrances endurées durant ces années, s'est engagée à «assainir les dossiers en suspens liés à cette douloureuse période, pour un «nouveau départ collectif».
De son côté, Moussa Touati, du Front national algérien, est revenu, lui, également à Médéa sur ce dossier du terrorisme, plaidant en faveur de la prise en charge des victimes, notamment celles vivant dans cette région et qui ont perdu leurs terres.
Bref, les six candidats à cette élection présidentielle ont fait montre de véritable conscience politique, sinon de clairvoyance pour poursuivre leur campagne électorale et donner ainsi une réponse concrète à ceux qui attendent.