Putsch manqué au Burkina : liberté provisoire pour le chef de l'Union nationale pour la démocratie et le développement

Publié par DKNews le 05-10-2016, 17h58 | 66

Le chef de l'Union nationale pour la démocratie  et le développement (UNDD), Me Hermann Yaméogo, incarcéré fin janvier pour son  implication présumée dans le putsch manqué de septembre au Burkina Faso, a bénéficié  mardi d'une mise en liberté provisoire, selon des sources judiciaires à Ouagadougou.

Me Yaméogo, leader de l'UNDD, un petit parti proche du régime du président Blaise Compaoré et seul civil encore en détention, "est sorti de prison à la  suite d'une ordonnance de mise en liberté provisoire du juge d'instruction",  a annoncé à l'AFP l'un de ses avocats.

Fils de Maurice Yaméogo, le premier président de la Haute Volta (aujourd'hui Burkina Faso), Me Yaméogo souffre de problèmes oculaires, selon des membres  de sa famille.

Il a été inculpé de "haute trahison, complot contre la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat, complicité de coups et blessures volontaires", lors du putsch manqué de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne de M. Compaoré, le 17 septembre, contre la transition. 

Me Yaméogo avait publiquement pris position en faveur des putschistes estimant qu'il fallait leur "laisser le temps de réorganiser les institutions et aller à des élections ouvertes, inclusives et transparentes".

Au total, 85 personnes ont été inculpées pour leur implication présumée dans ce putsch. 32 sont aujourd'hui encore en détention préventive, 37 en liberté provisoire et le reste est en fuite.