Les cours du pétrole progressaient hier en cours d'échanges européens, aidés par des prévisions d'un recul des réserves américaines de brut la semaine dernière ainsi que par l'atténuation des inquiétudes des investisseurs suite à l'accord de l'Opep à Alger.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 51,63 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 76 cents par rapport à la clôture de mardi, après avoir atteint dans la matinée 51,81 dollars, un plus haut depuis quatre mois.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de novembre gagnait 75 cents à 49,44 dollars, grimpant même à 49,57 dollars, son niveau le plus élevé depuis plus de trois mois.
Les marchés se focalisaient mercredi sur la publication hebdomadaire des réserves de brut aux Etats-Unis.
Alors que le département américain de l'Energie (DoE) doit publier ses estimations après la clôture en Europe, la fédération privée American Petroleum Institute (API) a déjà fait état de ses propres chiffres.
Comme c'est le cas depuis plusieurs semaines, les réserves américaines auraient baissé, là où les marchés attendaient une hausse.
"Le rapport de l'API fait état d'une baisse des stocks de 7,6 millions de barils" sur la semaine close le 30 septembre, détaillait un analyste.
Selon lui, si les données du DoE confirmaient celles de l'API, les cours de l'or noir pourraient dépasser de façon durable leurs plus hauts en huit mois pour le Brent et 11 mois pour le WTI atteints en juin, à respectivement 51,22 dollars et à 48,75 dollars.
Les analystes attendent au contraire à une augmentation des stocks de brut de 1,5 million de barils, une augmentation de 500.000 barils des stocks d'essence et une diminution de 1,5 million de barils des stocks de produits distillés.
L'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) continuait par ailleurs de soutenir les marchés de l'or noir.
"Le dernier accord historique des membres de l'Opep a atténué provisoirement les inquiétudes des investisseurs vis-à-vis d'une surabondance mondiale", commentaient les analystes.