La compagnie russe privée de pétrole, Lukoil, est prête à geler sa production si les membres de l'organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) "s'accordent à une telle action lors de leur réunion à Vienne le 30 novembre et que la Russie l'approuve", a indiqué mardi le vice-président de Lukoil, Leonid Fedun.
"Bien entendu, nous sommes prêts pour des réductions s'il y a des directives en ce sens du gouvernement", a déclaré le vice-président de Lukoil.
"A ma connaissance, les consultations ne portent pas sur des réductions mais sur un gel (ndlr, de la production)" a t-il dit. "La réponse est très simple. Les nouveaux gisements sont très efficaces. Ces gisements ont un coût de production deux fois inférieur environ à celui des champs matures en Sibérie occidentale", a-t-il expliqué. "Tout est très simple: vous fermez les vieux puits peu efficaces.
Nous avons théoriquement 20% de puits qui produisent 1% de notre production. Et toute fermeture de ce genre de puits augmente immédiatement l'efficacité économique de l'entreprise. Du point de vue de la logique économique, il n'y a pas de complexité à cela", a fait savoir le vice-président de Lukoil.
La Russie ne s'est pas encore prononcée si elle allait opter pour une réduction ou pour un gel de la production, selon une déclaration récente de son ministre de l'Energie Alexandre Novak. Mais le secrétaire général de l'Opep, Mohamed Barkindo, avait déclaré lundi dernier qu'il avait "entendu dire au plus haut niveau à Moscou que la Russie est avec" l'Opep.
"L'accord (d'Alger) a souligné l'engagement de l'Opep en faveur de la stabilité des marchés pétroliers", avait rappelé M. Barkindo, soulignant que la Russie, premier producteur mondial de pétrole, soutenait l'accord d'Alger.
Pour sa part, le ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa, a affirmé dimanche à Alger que les quotas de production des pays de l'Opep seraient arrêtés lors de la réunion ordinaire de cette organisation prévue à fin novembre à Vienne. "Il n'y a pas de retour sur l'accord d'Alger.
Aujourd'hui, nous sommes en application de cet accord. Le comité technique de haut niveau installé suite à la réunion d'Alger est en train d'y travailler, et l'accord d'Alger n'a pas été remis en cause", avait souligné M. Boutarfa. Le ministre également expliqué que ce comité technique de haut niveau "a déjà réglé pas mal d'éléments techniques".
Ce comité technique a proposé que la durée de l'accord soit d'une année à partir de janvier 2017 avec révision au bout de six (6) mois, a précisé le ministre. M. Boutarfa a souligné qu'il faudrait attendre la prochaine réunion de l'Opep où les quotas de chaque pays seront arrêtés, ajoutant que "chaque pays réduira en fonction de son volume de production actuel".