Vers la réduction du taux de mortalité des femmes enceintes durant les 3 prochaines années

Publié par DK News le 13-11-2016, 19h10 | 35

Des démarches sont cours, en Algérie, en vue de réduire la prévalence de la mortalité des femmes enceintes à 40 pour 100.000 cas, durant les trois (3) prochaines années, a révélé, samedi à Blida, le PR Oukid Mohend Said,  recteur  de la faculté de médecine de l’université Saàd  Dahleb.
"Nous £uvrons en vue de réduire la mortalité  des femmes enceintes à 40 pour chaque 100.000 cas, contre 60 actuellement", a expliqué le PR Oukid, en marge de la  deuxième et dernière  journée du  colloque international de gynécologie et obstétrique, et 20 eme rencontre   de la  Société algérienne de gynéco-obstétrique (Saco).

Il a estimé que ce  taux est relativement haut, en étant notamment concentré au sud du pays, ou l’étendue du territoire est insuffisamment couverte par les structures de santé, citant à titre illustratif la wilaya de Tamanrasset, où des  femmes enceintes  parcourent  des distances de 200 km pour arriver à un centre de santé, avec les complication que cela sous-entend en cours de route, pouvant aller jusqu’à des cas de décès", a-t-il déploré.

C’est pourquoi il a appelé à la multiplication des centres de santé susceptibles de prendre en charge les femmes enceintes dans le sud du pays, tout en leur assurant l’encadrement  nécessité en spécialistes en gynécologie et obstétrique, qui doivent bénéficier d’incitations pour s’installer dans le Sud.

Pour sa part, DR Mouloud Zemmouchi, maitre-assistant en gynécologie obstétrique à l’hôpital  Hassiba Ben Bouali de Blida,  a cité parmi les problèmes rencontrés dans sa branche, la surcharge des structures d’accueil  et l’instabilité des staffs  d’encadrement(médecins, infirmiers)  dans leur postes, pour  le secteur public .

Selon ses organisateurs, ce colloque constitue un cadre pour les patriciens participants,  en vue de se mettre à niveau , en actualisant leurs connaissances et en  s’informant des nouvelles techniques en vigueur  dans le domaine, tout en échangent leurs expériences avec leur confrères étrangers.
Outre des spécialistes nationaux,  des médecins gynécologues de   pays arabes, africains  et de France  ont pris part à cette rencontre, ayant donné lieu à l’animation den nombreuses communications thématiques (gynécologie, mortalité des femmes enceintes, ménopause, la stérilité féminine).