Le taux de diabétiques en Algérie a atteint 12% de la population, a-t-on appris samedi du président de la Fédération algérienne des associations des diabétiques.
Nouredine Boucetta a souligné, en marge d’une rencontre d’information sur la prévention contre les complications du diabète chez les enfants à la veille de la célébration de la journée mondiale du diabète, que le nombre de diabétiques en Algérie est en augmentation inquiétante estimé à plus de 4,5 millions.
Il a indiqué, dans ce sens, que l’Algérie enregistre, chaque année, entre 10.000 et 20.000 nouveaux cas de diabète décelés notamment lors des campagnes de dépistage précoce. M. Boucetta a fait savoir que plus de 10.000 enfants scolarisés de moins de 15 ans sont diabétiques en Algérie, soulignant que leur nombre est en nette augmentation faute de régime alimentaire complémentaire et de non pratique du sport. Plus de 30 pour cent des diabétiques sont insulino-dépendants, a-t-il ajouté notant que 25 pc des diabétiques ne sont pas assurés sociaux. Par ailleurs, M Boucetta a mis en garde contre la prise de produits alimentaires complémentaires ou additifs et de médicaments sans l’avis du médecin. Le nutritionniste, Dr Mohamed Khedim a mis l’accent, dans son intervention, sur le contrôle des parents de tout ce que leurs enfants avalent dont les boissons et jus contenant de forts taux de sucre et d'amidon.
Il a appelé les diabétiques à se conformer à un régime équilibré, au respect des règles de nutrition saine qui est la base du traitement et permet de préserver l’équilibre du taux de glucose dans le sang.
Cette rencontre d’information, initiée par la Fédération algérienne des associations de diabétiques, a vu la présence de représentants de 25 wilayas du pays et d'enfants diabétiques accompagnés de leurs parents.
Appel à une réflexion pour mettre en place : un plan national de santé scolaire
Le président de l'association "Amine" pour l'humanisation des soins, le professeur Abdennour Laraba a appelé samedi à Alger à la nécessité de lancer une réflexion en vue de mettre en place un plan national de santé scolaire.
Ancien professeur au service pédiatrie du CHU Lamine Debaghine (ex-Maillot), le Pr Laraba a mis en avant, lors d'une rencontre sur la santé scolaire et la violence contre l'enfant, la nécessité de tirer profit des expériences réussies dans d'autres pays dans le domaine de la prise en charge de la santé scolaire, en déplorant les conditions actuelles dans lesquelles travaillent les unités de dépistage et de suivi.
Il a appelé dans ce sens les ministères de la Santé et de l'Education nationale à engager une réflexion pour mettre en place un plan national dans ce domaine. Le Pr Laraba a recommandé à cette occasion de jeter des passerelles entre les unités de dépistage et de suivi (UDS) scolaires à travers les différentes régions du pays et les pédiatres qui doivent accorder de l'intérêt aux enfants scolarisés pour assurer un bon suivi scolaire soulignant, par ailleurs, la nécessité de revenir à l'ancien découpage du ministère de la Santé qui constituait un trait d'union entre les citoyens et les grands CHU. Le président de l'association "Amine" a appelé, par ailleurs, à la mobilisation du personnel des UDS en les dotant de moyens nécessaires afin qu'ils puissent s'adapter aux mutations de la société.
S'agissant de la violence contre l'enfant, le Pr Laraba a insisté sur la nécessité de mettre en place un programme national de lutte contre la violence dans la société et de réfléchir aux conséquences sur les générations futures, a-t-il dit.