Les adolescents asthmatiques ont deux fois plus de risque de fumer

Publié par DK News le 15-11-2016, 16h30 | 52

La tentation de la cigarette serait doublement plus forte chez les adolescents qui font de l'asthme. Un paradoxe soulevé dans une étude américaine.

L'asthme et la fumée de cigarette ne font pas bon ménage. Le tabac aggraverait même cette maladie chronique en irritant un peu plus les bronches chez les personnes asthmatiques. Cet aspect ne semble pas décourager outre-mesure les adolescents selon une étude révélée par l' American College of Allergy, Asthma and Immunology(ACAAI). L'association d'experts qui regroupe des allergologues, des immunologistes et des médecins pointe ce paradoxe : les adolescents asthmatiques ont deux fois plus tendance à fumer que les adolescents non asthmatiques.

Malgré la conscience du risque pour leurs poumons, ils continuent à fumer . Ce constat a été tiré de l'observation de 3 300 questionnaires d'adolescents de 13 à 19 ans dont certains étaient asthmatiques. Les résultats montrent que 22 % des jeunes sondés souffrant d'asthme avaient l'habitude de fumer, contre seulement 12 % des adolescents sans problème respiratoire. Beaucoup de ces ados asthmatiques ont développé une dépendance à la nicotine, ont constaté les chercheurs.

Les fumeurs asthmatiques qui ont commencé la cigarette avant l'âge de 11 ans ont affirmé s'y être mis pour réduire leur stress et leur anxiété. Plus généralement, la plupart des adolescents fumeurs ont expliqué leur attrait pour la cigarette par un simple besoin d'assouvir une curiosité.

Une fumée de cigarette dangereuse pour les asthmatiques
L'asthme se caractérise par une inflammation ou une irritation des bronches. Il se manifeste par des crises aisément reconnaissables par une gêne respiratoire, un essoufflement, une toux sèche et des sifflements, rappelle le site ameli santé.

Cette relative désinvolture de la part des jeunes asthmatiques inquiète les professionnels de santé. « Si vous avez de l'asthme il est important d'éviter l'exposition à la fumée de cigarette. Fumer entrave la respiration chez les jeunes asthmatiques", met en garde l'ACAAI.
En septembre dernier, des chercheurs ont découvert qu'un manque de vitamine D pourrait surexposer au risque de développer de l'asthme. A contrario une supplémentation en vitamine D pourrait réduire les crises d'asthme .

Tabac : 3 raisons qui poussent les jeunes à fumer

Quelles sont les raisons qui poussent les jeunes adultes à faire de la cigarette une habitude quotidienne ? Les chercheurs canadiens en ont trouvé trois.
Les médecins sont perplexes. Qu’est-ce qui peut pousser de jeunes adultes, en 2013, à fumer tous les jours , alors qu’ils ne peuvent plus ignorer les effets du tabac sur la santé ? Cette semaine encore les urologues tirent la sonnette d’alarme en expliquant qu’arrêter de fumer et la seule prévention qui existe contre le cancer de la vessie . Pourtant, les ados et les jeunes adultes semblent imperméables aux discours de prévention.

Les chercheurs de l’Université de santé publique de Montréal se sont penchés sur le sujet et ont trouvé trois facteurs de risque communs aux jeunes fumeurs.
Le résultat de ces recherches vient d’être publié dans la revue Journal of adolescent health.
Pour cette étude, les chercheurs ont suivi pendant 13 ans un groupe de 1300 jeunes du Grand Montréal. Ces jeunes ont été suivi de l’âge de 12 ans à 24 ans, au fil de 22 étapes. Arrivés à la 22e étape, 75% des jeunes avaient au moins essayé de fumer. 44% avaient commencé à fumer avant d’entre au lycée, 43% pendant leurs années au lycée et 14% dans les années qui ont suivi la sortie du lycée. Tous ceux qui ont commencé à fumer n’en ont pas fait une habitude. Mais les chercheurs ont découvert 3 facteurs de risque partagés par les jeunes adultes fumeurs, essentiellement ceux âgés de 18 à 24 ans :
- Avoir un tempérament impulsif
- Avoir un faible niveau scolaire

Tabagisme : Il faut environ 30 essais pour arrêter de fumer
D'après une nouvelle étude canadienne, il faudrait environ 30 tentatives avant de réussir à arrêter de fumer. Un chiffre qui déculpabilise...
Vous essayez désespérément de vous défaire de votre addiction à la cigarette , sans succès ? Vous avez déjà arrêté 10 fois, 20 fois... avant de replonger ? Pas de panique, c'est normal : selon une nouvelle étude menée par des chercheurs de la University of Toronto (au Canada), il faudrait environ 30 essais pour parvenir à arrêter de fumer de manière définitive. Bref, vous avez encore (un peu) de marge...

Pour en arriver à cette conclusion déculpabilisante, les scientifiques ont travaillé pendant 10 ans avec 1277 volontaires, des adultes canadiens accros à la cigarette. Tous les 6 mois, ceux-ci devaient raconter leurs tentatives pour arrêter de fumer, afin que celles-ci soient comptabilisées et répertoriées. Et le résultat est tombé : 30 essais (en moyenne) sont nécessaires.

"Le plus important, c'est d'y arriver"
"Attention, cela ne signifie pas que 30 est un nombre magique !", nuance le Dr. Michael Chaiton, principal auteur de ces travaux, publiés dans la revue scientifique BMJ Open . "Habituellement, les statistiques affirment qu'il faut entre 5 et 7 essais pour réussir à arrêter de fumer. Ce chiffre nous paraissait trop en-dessous de la réalité, d'où nos travaux. L'objectif, c'était de montrer que ce n'est pas si facile que ça. En revanche, le nombre 30 est une moyenne : certaines personnes vont réussir du premier coup, d'autres essayeront toute leur vie."

Conclusion des chercheurs ? "Le plus important, ce n'est pas le nombre de tentatives : c'est d'y arriver. Et si vous parvenez à arrêter de fumer jeune, c'est encore mieux : votre corps vous remerciera." Pour rappel, la France compte environ 16 millions de fumeurs réguliers. Entre 18 et 34 ans, un Français sur 2 est accro à la cigarette. Le tabagisme concerne 46 % des femmes de 20 à 25 ans, et 55 % des hommes de 26 à 34 ans*.
Pour arrêter de fumer, de nombreuses solutions douces existent : acupuncture , hypnose , méditation de pleine conscience... N'hésitez pas à demander de l'aide à un professionnel de santé !

Journée mondialede la pneumonie : c'est grave, docteur ?

La pneumonie est largement sous-estimée. Pourtant, cette maladie des poumons continue à tuer 10 000 personnes chaque année, en France. À l'occasion de la journée mondiale de la pneumonie, les spécialistes rappellent l'importance de la vaccination.

En 2013, j'ai été responsable de 12 018 décès en France. Je provoque 3,5 fois plus de morts que les accidents de la route , 17 fois plus de morts que la grippe saisonnière. On me connaît mal, et pourtant je touche 400 000 à 600 000 Français chaque année : qui suis-je ? Réponse : la pneumonie.
À l'occasion de la Journée mondiale de la pneumonie (qui se tient ce samedi 12 novembre 2016) le laboratoire Pfizer et l'institut Ipsos révèlent, dans une étude, que les Français sous-estiment cette maladie pourtant mortelle. Ainsi, 88 % des sondés déclarent « ne pas se préoccuper par le risque de la contracter », et 1 adulte sur 3 affirme « ne pas être à risque du tout » alors que 7 personnes sur 10 sont vulnérables. Enfin, 70 % des Français ne connaissent pas l'existence du vaccin...
Quelques rappels. La pneumonie, c'est une infection aiguë d'un ou des deux poumons, provoquée par un agent pathogène (bactérie, champignon ou virus). Il existe plusieurs formes de pneumonie : chez l'adulte, la plus fréquente est la pneumonie à pneumocoque, qui survient à cause de la bactérie éponyme - le pneumocoque ou Streptococcus pneumoniae.

Contre la pneumonie, une seule solution : la vaccination
La pneumonie peut toucher n'importe qui. Cependant, certains facteurs augmentent le risque de tomber malade : un âge inférieur à 2 ans ou supérieur à 65 ans, le tabagisme , une autre maladie (asthme, insuffisance respiratoire chronique, affection cardiovasculaire, diabète, hépatopathie chronique, insuffisance rénale...).

Les chiffres sont assez éclairants : les plus de 75 ans décèdent 6 fois plus que les 30-44 ans. Le taux de mortalité est de 5,6 % avant 65 ans, et de 42,7 % chez les plus de 85 ans. 14 % des patients qui ont été hospitalisés pour pneumonie, décèdent dans les 90 jours qui suivent leur sortie de l'hôpital. À la suite d'une pneumonie à Pneumocoque, le taux de survie diminue de 20 % à 2 ans.

Comment s'en protéger ? Il existe un vaccin contre la pneumonie : la vaccination anti-pneumococcique est recommandée aux enfants de moins de 2 ans (2 injections à deux mois d'intervalle, la première injection dès l'âge de 2 mois, et un rappel à l'âge de 11 mois) et aux personnes âgées de 65 ans et plus.
Du côté des effets indésirables, pas grand-chose à signaler : de la fièvre et des douleurs musculaires peuvent survenir, mais c'est assez rare. Demandez conseil à votre médecin !

Le moi(s) sans tabac, c'est parti !

En novembre, le ministère de la Santé lance une grande campagne pour inciter les fumeurs à arrêter de fumer. Des kits d'aide sont prévus pour aider les participants et favoriser leur réussite.
Vous faites peut-être partie des 125 000 fumeurs qui ont décidé d' arrêter tous en même temps durant le mois de novembre. Si ce n'est pas le cas, il n'est pas trop tard pour vous y mettre ! L'opération « Moi(s) sans tabac » a été lancée le 1er novembre à l'initiative de Santé Publique France. Le but ? Décider d'arrêter la cigarette en même temps pour se soutenir mutuellement et tenir au moins un mois pour augmenter les chances de réussite. Les personnes qui arrivent à ne pas fumer pendant trente jours ont en effet 5 fois plus de chances d'arrêter définitivement et ne retrouveront pas leur niveau de consommation initial, même s'ils reprennent.

Une idée britannique
En place depuis 2012 au Royaume-Uni sous l'appellation « Stoptober », la mesure a déjà montré son efficacité outre-manche : les Britanniques enregistrent une hausse des tentatives d'arrêts de 50% en octobre par rapport aux autres mois de l'année.

Cette année, le ministère de la Santé s'associe à de nombreux acteurs pour motiver les fumeurs. Selon Marisol Touraine, « 73 000 personnes meurent du tabac chaque année, alors qu'un fumeur sur deux souhaite arrêter ». La ministre vient par ailleurs d'augmenter le plafond de remboursement des substituts nicotiniques et autres méthodes de sevrage de 50 euros à 150 euros par an. L'application Tabac Info Service a aussi fait peau neuve : elle propose un coaching personnalisé, des astuces en cas d'envie de craquer et des informations sur les bénéfices. Elle permet aussi de contacter un tabacologue pour poser des questions.

Je veux participer, comment je fais ?
Concrètement, les fumeurs qui souhaitent se joindre au mouvement peuvent s'inscrire sur Tabac Info Service (sur le site ou l'application du même nom, ou par téléphone au 39 89). Ils pourront ensuite retirer en pharmacie un kit d'aide à l'arrêt comprenant une brochure de préparation, un agenda de 30 jours avec des conseils quotidiens, et un disque pour calculer les économies engendrées par l'arrêt de la cigarette.

L'intérêt de tourner le dos au tabac tous en même temps est de pouvoir s'entraider en cas de coup dur ou de besoin irrépressible, c'est pourquoi la campagne de communication adossée à l'événement trouvera une large place sur les réseaux sociaux. Plus aucune raison, donc, de ne pas essayer !