Le Bureau de coordination des affaires humanitaire (OCHA) au Tchad a annoncé dimanche la reddition de plus de 1.000 éléments du groupe terroriste nigérian Boko Haram et leur transfert par les autorités de N'Djamena dans trois sites dans la région tchadienne du Lac. Au 15 novembre, ce sont 1.035 personnes, dont 70% sont des femmes et des enfants, selon les données de la mission conjointe du gouvernement et du système des Nations unies actuellement en cours, précise l'OCHA dans un communiqué. Parmi elles, l'on dénombre 486 enfants accompagnés, adolescents, non-accompagnés ou séparés de moins de 18 ans. Ces personnes se seraient présentées depuis fin juillet 2016 aux autorités militaires dans les zones frontalières et transférées par les autorités à Baga-Sola.Elles sont actuellement réparties sur trois sites, y compris le lycée de Baga-Sola, surveillés par la Force multinationale mixte. Les autorités tchadiennes ont accordé l'accès humanitaire à ces personnes vulnérables et leurs besoins spécifiques. "La situation est dynamique et les arrivées continuent. La tendance montre une augmentation progressive et significative du nombre : ce sont à présentdes vagues de centaines de personnes qui se rendent", conclut le rapport del'OCHA.(APS)