En voulant rentrer chez lui, Mohamed, un vieil homme sans histoire et âgé de 70 ans, fût surpris par la lame froide du couteau que son voisin Lotfi, âgé de 34 ans, lui posa sur le cou, lui assènant des coups mortels au niveau du crâne, au thorax et à l’abdomen. Baignant dans une mare de sang, Mohamed meurt sur place. Le criminel déleste la victime d’une somme de 20 000 DA et prend la fuite.
Dans la même journée, Lotfi se constitue prisonnier.L’inculpé est présenté devant la cour criminelle prés le tribunal d’Alger pour répondre du chef d’inculpation retenu contre lui, le président ne manquera pas de mentionner le passé lourd de l’accusé un casier judiciaire bien chargé. Devant le juge l’accusé reconnut tous les faits retenus contre lui.
Les faits son clairs et le représentant du ministère Public insista sur le fait que le mis en cause a arraché la vie à un vieil homme de 70 ans, qualifiant cet acte de crime gratuit, il ajouta qu’il était responsable de ses actes au moment des faits. L’accusé est un danger public, il a commis le plus grave des délits pour voler, il n’a pas hésité à tuer, nous ne pouvons en aucun cas lui accorder les circonstances atténuantes. Il requiert la prison à perpétuité pour homicide volontaire à l’encontre de Lotfi, en vertu des articles 255, 254, 256, 257, 261, 353/ 1-2-3-4 176 et 177 du Code pénal. L’avocat de la défense, désigné d’office, usera de tout son talent pour tenter de sauver son client.
A la fin des délibérations, le président du tribunal prononce une peine de 20 ans de prison pour homicide volontaire, guet-apens et vol contre l’accusé, en vertu des articles 30, 254 et 263 alinéa 3 du Code pénal.