Centrafrique : La MINUSCA appelle les groupes armés à l'arrêt immédiat des violences

Publié par DK News le 13-12-2016, 16h10 | 37

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a réitéré mardi l'appel du Secrétaire général de l'ONU aux groupes armés de cesser immédiatement les violences en Centrafrique et de s'engager de bonne foi dans les efforts en cours pour mettre fin au conflit.

«La MINUSCA réitère l'appel du Secrétaire général de l'ONU aux groupes armés de cesser immédiatement les violences et de s'engager de bonne foi dans les efforts en cours initiés par le Président Faustin-Archange Touadéra afin de traiter les causes profondes du conflit et d'apporter des solutions idoines», a écrit la MINUSCA dans un communiqué.

Faisant état de violences et d'exactions commises par des groupes armés contre des communautés sur une base ethnique et religieuse en Centrafrique, la MINUSCA a dit «prendre très au sérieux les informations» et prévenu dans le même document qu'«elle n'hésitera pas à utiliser tous les moyens appropriés pour lutter contre de tels actes qui pourraient constituer ou s'apparenter à des crimes de guerre».

Elle a notamment souligné comme moyen de lutte, «la mise en £uvre du programme de désarmement, démobilisation et réintégration dont la stratégie a été récemment approuvée à Bangui».
La Mission onusienne a également averti les groupes armés contre toute violence visant le personnel civil et militaire de la Mission, y compris le personnel national, affirmant qu'elle opposera une réponse appropriée à toute atteinte contre les casques bleus, conformément à son mandat.

Par ailleurs, la MINUSCA a rappelé dans son communiqué les déclarations du Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la prévention du génocide qui a estimé que ces actes peuvent constituer des crimes relevant du droit international susceptibles d'être poursuivis devant des tribunaux nationaux ou internationaux, affirmant que «les enquêtes en cours à Bria sur les violences inacceptables du mois de novembre dernier permettront dÆétablir les responsabilités».