Le Koweït, le Qatar et les Emirats arabes unis ont confirmé mardi leur engagement de réduire, à partir du 1er janvier, leur offre respective de brut, conformément à la décision de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole pour stabiliser le marché.
Ainsi, la compagnie pétrolière Kuwait Petroleum Corp (KPC) a indiqué avoir informé ses clients que le volume de ses exportations allait baisser à partir de janvier en application de la décision de l'Opep.
Le Koweït devrait réduire son offre d'environ 130.000 barils par jour (bj), sur une production nationale de quelque 3 millions de barils par jour (mbj).
Qatar Petroleum a fait de même, puisque son président a déclaré que la compagnie publique avait commencé à "informer nos clients des réductions attendues dans nos livraisons de pétrole pour confirmer l'engagement de l'Etat (du Qatar) à se conformer aux nouveaux quotas de production".
Avec quelque 700.000 à 800.000 bj, le Qatar est un petit producteur.
De son côté, la compagnie publique émiratie ADNOC, qui produit quelque 3,15 mbj avait annoncé dès samedi qu'elle allait "se conformer aux décisions issues de la réunion de l'Opep", ajoutant sur Twitter qu'elle allait "travailler étroitement avec ses clients sur les quotas révisés en janvier".
Après une forte chute des prix de l'or noir qui perdure depuis 2014, sous l'effet d'excédent d'offre, les pays membres de l'Opep, ont convenu fin novembre de réduire leur production de 1,2 mbj, à partir du 1er janvier et pour six mois, afin de permettre au marché de se rééquilibrer.
L'organisation a aussi convaincu samedi dernier les pays producteurs non membres de l'Opep, dont la Russie, de se joindre à leur effort. Ces pays ont décidé une réduction de 558.000 bj.
La réduction totale de l'offre au plan mondial à partir du 1er janvier devrait donc être d'environ 1,8 mbj.