Lutte contre le cancer La qualité de la formation des physiciens médicaux est primordiale

Publié par DKNews le 16-12-2016, 14h38 | 39

L'importance de la qualité de la formation des physiciens médicaux a été mise en exergue, jeudi à Oran, par le coordinateur du Plan national cancer 2015-2019, Pr Messaoud Zitouni qui a qualifié cet objectif de «primordial».

«La qualité de la formation des physiciens médicaux doit être l'objectif primordial des institutions universitaires et sanitaires», a souligné Pr Zitouni lors d'une rencontre tenue à l'Université des sciences et de la technologie «Mohamed Boudiaf» (USTO-MB) sous le thème «La physique médicale au profit de la lutte contre le cancer».

«La physique médicale dans le Plan national cancer 2015-2019» a constitué le thème de sa communication lors de cette manifestation scientifique entrant dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la physique médicale, spécialité consistant notamment en la maîtrise du fonctionnement des équipements d'imagerie et de radiothérapie.

Selon ce responsable, les besoins en compétences à l'échelle nationale sont estimés à environ 140 physiciens médicaux. Il a fait observer à ce titre que ces professionnels ne sont pas seulement destinés à la radiothérapie, mais également à la médecine nucléaire, au radiodiagnostic et à la radioprotection.

Le Pr Zitouni a toutefois insisté sur «la nécessité d'accorder plus d'importance à la qualité de la formation», soutenant que «si on veut améliorer les choses, il faut absolument qualifier les ressources humaines».

Il a également rappelé que plusieurs recommandations ont été validées dans le Plan national cancer, dont celle portant «organisation d'Assises ou d'une Conférence nationale sur l'optimisation de la formation et des qualifications dans les métiers de la radiothérapie et de la médecine nucléaire».

Après avoir mis l'accent sur les efforts consentis par l'Etat pour la réalisation et l'équipement de nombre d'établissements spécialisés à l'instar des Centres anti-cancer (CAC), Pr Zitouni a estimé qu'il est temps «d'adapter la qualité et l'expertise des professionnels de santé à leur environnement». «L'objectif final de la stratégie nationale de lutte contre le cancer, ce n'est pas d'avoir de belles machines, mais de soigner mieux nos malades», a-t-il conclu.

Quelque 200 participants, entre physiciens et radiothérapeutes, ont pris part à cette rencontre ouverte par la rectrice de l'USTO-MB, Nassira Benharrats, en présence des responsables de différents établissements hospitaliers.

«L'imagerie par résonnance magnétique (IRM)», «la radiothérapie» et «la dosimétrie» (détermination de la dose d'irradiation devant être administrée pour traiter la tumeur) figurent parmi les principaux domaines techniques abordés à cette occasion par des spécialistes nationaux et quelques invités étrangers.

L'USTO-MB a mis en place, depuis 2007, un parcours de formation agréé en physique médicale, de niveau Master, fruit d’une collaboration avec le service de radiothérapie du CHU d’Oran et le Centre anti-cancer Emir Abdelkader d’Oran, co-organisateur de cette rencontre.