Session extraordinaire du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères : Examen des derniers développements à Alep

Publié par DK News le 20-12-2016, 17h18 | 37

La session extraordinaire du Conseil de la Ligue Arabe a débuté lundi soir au niveau des ministres arabes des Affaires étrangères, sous la présidence du chef de la diplomatie tunisienne, Khemaies Jhinaoui.

Cette réunion intervient à la demande de l'Etat du Koweït, en vue d'examiner les derniers développements en Syrie, notamment à Alep.

La rencontre qui se déroule en présence des ministres arabes des Affaires étrangères ou de leurs représentants, outre du secrétaire général de la Ligue Arabe, Ahmed Abou El Ghait, examinera les derniers développements en Syrie, notamment à Alep.

L'ambassadeur d'Algérie au Caire et son délégué permanent auprès de la Ligue arabe, M. Nadhir Arbaoui a réaffirmé, dans une allocution prononcée à cette réunion, la position de l'Algérie qui est et restera «claire et constante» et qui prime l'intérêt suprême du peuple syrien.

L'Algérie qui a mis en garde contre «les risques de l'option militaire, de l'intervention étrangère et de la propagation du terrorisme en Syrie, n'a pas cessé d'appeler toutes les parties syriennes à la retenue et à prôner le dialogue et la réconciliation nationale entre les frères syriens, loin de toute ingérence étrangère dans leurs affaires internes pour aboutir à des solutions politiques pacifiques et consensuelles qui permettent aux peuple syrien de préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale et réaliser ses aspirations légitimes à la liberté, à la dignité et à la démocratie», a souligné le diplomate.

Cette position «constante» est le résultat de la politique éclairée du président de la République Abdelaziz Bouteflika, basée sur «le respect de la souveraineté nationale de chaque pays et la non ingérence étrangère dans les affaires internes des pays, car convaincu du droit à l'autodétermination», a-t-il dit. Le diplomate algérien a estimé que la tragédie humaine que vit la Syrie depuis plus de cinq ans, dont les massacres et la destruction des infrastructures de base «sont des crimes condamnables et inadmissibles, contraires aux chartes internationales et aux valeurs morales».

Partant de notre responsabilité commune et en solidarité avec le peuple syrien, nous sommes confrontés à des défis majeurs», a indiqué le représentant de l'Algérie à la Ligue Arabe.
Ces défis consistent à «appeler tous les Syriens frères à faire prévaloir l'intérêt suprême de leur pays et à faire prévaloir le dialogue pour aboutir à une solution politique consensuelle, en tant qu'unique moyen à même de stopper l'effusion du sang.

Le Conseil de la Ligue Arabe au  niveau des délégués permanents avait tenu jeudi une réunion extraordinaire sous la présidence de la Tunisie, en vue d'examiner la situation à Alep, et ce à la demande du Qatar.