Présidentielle 2014 : Des observateurs internationaux pour un bon déroulement de l'élection

Publié par Dknews le 15-04-2014, 18h47 | 44

La présence en Algérie d'observateurs représentants des organisations régionales et internationales à l'élection présidentielle du 17 avril vient conforter la démarche de l'Etat qui se soucie de réunir les conditions nécessaires au bon déroulement du processus électoral.

Présentes en Algérie à chaque rendez-vous électoral, des organisations dont l'Algérie est membre, ont décidé de dépêcher des missions d'observation, déjà déployées sur le terrain, afin de suivre le déroulement de la présidentielle de jeudi prochain où six candidats sont en course à la magistrature suprême.

Composée de diplomates et de fonctionnaires, la mission de la Ligue arabe, conduite par le secrétaire général adjoint de l'organisation, Mohamed Sbih, compte 120 membres arrivés à Alger en deux groupes vendredi et lundi.

Les 120 membres de la Ligue arabe vont s'ajouter aux 200 observateurs constituant la mission électorale autorisée par l'Union africaine (UA) et conduite par l'ancien Premier ministre de la République de Djibouti, Dileita Mohamed Dileita.

La mission de l'UA présentera ses observations préliminaires le lendemain du scrutin dans une déclaration préliminaire qui sera suivie par un rapport final complet et détaillé deux mois environ après le déroulement de la présidentielle à laquelle 23 millions d'électeurs sont appelés à exprimer leur voix à travers les urnes déjà ouvertes à l'étranger et chez les nomades dans le sud du pays. 

En vertu d'un accord signé entre les deux parties le 2 avril, l'Organisation de la coopération islamique (OCI) a dépêché elle aussi une mission électorale qui séjourne en Algérie du 12 au 20 avril.
Conduite par l'ambassadeur Habib Kaâbachi, les représentants de l'OCI sont chargés d'observer les différentes étapes du processus électoral, à commencer par les préparatifs administratifs, passant par le déroulement de la campagne électorale jusqu'au jour du scrutin et l'annonce des résultats. A l'invitation de l'Algérie, l'Organisation des Nations unies et l'Union européenne (UE) ont quant à elles désigné des panels d'experts pour suivre le déroulement de l'élection du 17 avril.

Sous la conduite du directeur adjoint de la division de l'assistance électorale, Tadjoudine Ali Diabacté, le panel onusien rencontrera durant son séjour (10-20 avril) tous des acteurs électoraux, le gouvernement, les structures chargées de l'organisation, de la supervision et de la surveillance des élections, des partis politiques et les organisations de la société civile. D'autres observateurs internationaux indépendants sont présents en Algérie pour assister au scrutin présidentiel.

Dimanche, lors d'une journée d'études en faveur de tous ces observateurs, le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a souligné que «l'Etat tient à garantir toutes les conditions nécessaires tant au profit des candidats que des électeurs pour assurer le bon déroulement du scrutin».
Auparavant, M. Lamamra avait exprimé la satisfaction du gouvernement de voir les instances régionales et internationales répondre favorablement à l'invitation d'observer le déroulement de l'élection présidentielle.

«En notre qualité de gouvernement algérien, nous sommes très satisfaits de constater que les organisations dans lesquelles l'Algérie est membre, et celles avec lesquelles elle traite, ont répondu favorablement à notre invitation d'assurer une observation à l'élection présidentielle», a-t-il déclaré à l'issue d'une audience accordée au panel d'experts onusiens.

De leurs côtés, les chefs des différentes missions d'observation n'ont pas caché leur «satisfaction» devant les mesures adoptées par les pouvoirs publics et les préparatifs engagés à l'effet de garantir un bon déroulement du scrutin. Ainsi, le chef de la mission de l'UA, Dileita Mohamed Dileita, s'est dit satisfait d'avoir obtenu des réponses «complètes et exhaustives à tous les niveaux» aux questions qu'il avait posées aux ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur et des Collectivités locales, sur les mesures adoptées dans le cadre de cette élection. De son côté, le chef de la mission de l'OCI, M. Kaâbachi, a salué une «forte volonté politique» et une «large adhésion» du peuple algérien pour faire réussir la présidentielle de jeudi.

Un rendez-vous «historique pour l'avenir de l'Algérie» 

L'élection présidentielle du 17 avril est un «rendez-vous historique» pour l'avenir de l'Algérie, a estimé mardi à Alger l'observateur indépendant du scrutin présidentiel, José Socrates. «J'ai fait le déplacement à Alger pour accompagner ces élections qui sont un rendez-vous historique et extrêmement important pour l'avenir de l'Algérie», a déclaré Socrates, au terme d'une audience que lui a accordée le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Madjid Bouguerra.

M. Socrates, ancien Premier ministre du Portugal, a exprimé son «souhait» de voir l'élection présidentielle se dérouler dans de bonnes conditions. «Je veux à cette occasion et en tant que témoin de ces élections, exprimer mon désir de voir les choses se passer bien. J'ai le sentiment que les candidats sont aussi très conscients que l'intérêt supérieur de l'Algérie exige que cette étape soit franchie dans la sérénité et dans un climat démocratique», a-t-il ajouté.

L'observateur portugais a souligné l'impact de cette élection sur les relations de l'Algérie avec le Portugal et le continent européen. «Ce rendez-vous est également important par rapport aux relations de l'Algérie avec le Portugal mais aussi avec l'Union européenne.

Je souhaite que l'Algérie affrontera son propre avenir avec la force de toutes ses composantes politiques», a précisé l'ancien Premier ministre portugais. M. Socrates s'est enfin félicité des efforts des autorités algériennes pour garantir «les meilleures conditions possibles» au déroulement du scrutin. «Les conditions sont réunies. Tous les candidats ont exposé leurs points de vue et programmes, maintenant c'est au peuple algérien de dire son mot», a-t-il conclu.