La ministre de la solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, Mounia Meslem a annoncé jeudi à Alger l'entrée en application à partir de l'année en cours des mesures de la médiation familiale.
Le ministère a mobilisé des équipes composées notamment de sociologues, de psychologues et de juristes en prévision de l'entrée en application à partir de l'année en cours des mesures de la médiation familiale pour résoudre des conflits familiaux et garantir la cohésion familiale et sociale, a indiqué Mme Meslem lors d'une rencontre avec les directeurs des établissements spécialisés de son secteur.
En 2016, un service de médiation familiale et sociale a été ouvert au niveau de chaque direction de l'action sociale (DAS) à travers les différentes wilayas pour contribuer à la réduction du nombre des divorces et pour la protection des personnes âgées en les maintenant dans leur environnement familial, a rappelé la ministre.
La médiation familiale est une mesure préventive visant à régler les conflits pouvant survenir en milieu familial et éviter le recours à la justice, a expliqué Mme Meslem, annonçant des campagnes de sensibilisation en vue d'expliquer cette procédure et son rôle dans le règlement des conflits familiaux.
Par ailleurs et en passant en revue les réalisations du secteur de la solidarité, la ministre a indiqué, que «843.000 personnes ont bénéficié de l'allocation forfaitaire de solidarité (AFS) tout leur assurant une couverture sociale, outre la garantie de 404.756 postes d'emploi dans le cadre des programmes d'aide à l'insertion sociale des jeunes et 117.223 autres postes dans le cadre de l'insertion des diplômés».
L'Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM) a financé 20.969 micro-entreprises dont 57,7% appartenant à des femmes, a-t-elle souligné, précisant que le Fonds de solidarité nationale avait contribué au financement des opérations de solidarité au profit des catégories démunies notamment durant le mois sacré du Ramadhan et lors de la rentrée scolaire.
Concernant la pension des personnes handicapées, Mme Meslem a affirmé que «la conjoncture financière ne permet pas actuellement la révision à la hausse de cette pension», ajoutant que le secteur veillait à l'amélioration de la condition sociale de cette catégorie, à travers le renforcement de son accompagnement et la réalisation de son insertion socioprofessionnelle.
Au sujet de l'insertion professionnelle des personnes aux besoins spécifiques, elle a rappelé les mesures consistant à réserver 1% des postes d'emploi au sein des entreprises au profit des personnes handicapées, outre l'encouragement de fermes pédagogiques et centres d'aide à l'emploi au profit de cette catégorie.
Evoquant les programmes de prise en charge des catégories vulnérables au sein des établissements spécialisées du secteur, elle a relevé l'existence de 53 centre d'accueil pour les enfants en détresse, 2 centres nationaux de prise en charge de la femme violentée, 3 Diars Errahma, 6 annexes et de 37 centres d'accueil pour personnes âgées.
Les établissements spécialisées du secteur englobent également 240 établissements éducatifs pour enfants handicapés et de classes spéciales ouvertes en coordination avec le secteur de l'éducation nationale, au sein d'établissements éducatifs, a-t-elle ajouté