La Bourse de Tokyo grimpait de 0,78% lundi en début de séance, encouragée par une légère dépréciation du yen dans un marché dépourvu d'autres indicateurs marquant.
Après 45 minutes de cotation, l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes grimpait de 113,25 points à 14.629,52 points.
Le déficit commercial du Japon quadruple en mars sur un an au-delà des 10 mds EUR
Le déficit commercial du Japon a quadruplé en mars sur un an au-delà des 10 milliards d'euros, sur un bond des importations provoqué par la dépréciation du yen et un surcroît de demande avant une hausse de taxe. En mars, ce déficit a atteint 1.446 milliards de yens (10,25 milliards d'euros), a annoncé lundi le ministère des Finances.
Les importations ont bondi de 18,1% en valeur, en partie du fait de l'affaiblissement du yen qui a perdu 8,7% de sa valeur face au dollar par rapport au mois de mars 2013, a précisé le gouvernement. En avril 2013, la banque centrale du Japon a considérablement assoupli sa politique monétaire sous la pression du Premier ministre de droite Shinzo Abe, ce qui a entraîné une dépréciation régulière de la monnaie japonaise lors des mois suivants. En conséquence, les denrées achetées à l'étranger par les firmes nippones ont coûté davantage de yens.
Ce facteur lié aux devises n'est toutefois pas le seul en cause. En mars, le volume des importations a grimpé en effet de 11,6%. L'archipel s'est notamment fait livrer près de 15% de pétrole en plus, alors qu'il s'agit de son poste de dépense le plus important. Les achats depuis l'étranger de gaz naturel liquéfié ont aussi augmenté, cette énergie étant davantage utilisée depuis l'arrêt de la cinquantaine de réacteurs nucléaires du pays après l'accident du Fukushima.
Cette suspension du nucléaire dans l'archipel a rendu la balance commerciale japonaise structurellement déficitaire, alors qu'elle tirait jadis d'amples excédents grâce à ses puissants secteurs industriels exportateurs (électronique, automobile, etc.).
Les exportations n'ont progressé dans le même temps que de 1,8% en valeur. Elles se sont même effritées de 2,5% en volume sur fond de croissance hésitante en Asie, mais la dépréciation du yen a permis d'en élever quelque peu la valeur en monnaie japonaise.