Pour moraliser l’action politique- Saâdani : La classe politique devrait «engager des dialogues nationaux»

Publié par Dknews le 21-04-2014, 20h17 | 24

Le secrétaire général du Front de libération national (FLN), Amar Saâdani a appelé dimanche à Alger la classe politique à se rapprocher et à «engager des dialogues nationaux» qui commencent par la «moralisation» l'action politique.

Lors d'une conférence de presse au siège de son parti, le secrétaire général du FLN a souligné que «les partis politiques devraient engager des dialogues nationaux importants qui commencent par moraliser l'action politique», loin de toute «crispation» ou «accusations infondées». Selon M. Saâdani, «la classe politique, y compris l'opposition, devrait se rencontrer autour des questions qui l'«unissent» et laisser de côté tout ce qui la sépare.

L’échec voudra dire que les partis sont incapables d'encadrer le peuple», a-t-il précisé. «Les partis devraient être représentatifs et à l'écoute de leurs bases», a-t-il estimé.Revenant sur l'élection présidentielle du 17 avril dernier, le secrétaire général du FLN a estimé que l'opération s'est déroulée dans la «transparence» et dans un «cadre démocratique», précisant que le Président de la République «a été réélu sur la base d'un bilan qui parle pour lui et d'un programme pour le prochain quinquennat qui commencera par la révision constitutionnelle».

Cette révision de la loi fondamentale du pays, «consolidera», selon lui, la «stabilité», apportera plus de «tranquillité» et établira une réelle démocratie «apaisante» qui permettra à l'opposition de «trouver sa place et ses droits». M. Saâdani a estimé que le programme du Président «valorisera le rôle de l'individu, sachant que l'Algérie recèle un potentiel énorme de diplômés universitaires, définira le choix économique qui devrait se faire, selon lui, «par une approche de développement durable», ainsi que la notion de «solidarité nationale car il faut qu'on apprenne à s'accepter mutuellement», a-t-il expliqué.

Le secrétaire général du FLN a appelé à promouvoir la démocratie à travers «une information intègre et professionnelle à même de contribuer à «bâtir la démocratie dans un Etat national». En outre, M. Saâdani a exprimé son étonnement quant aux parties appellant à une période de transition, relevant qu'il est «anormal que quelqu'un prend part à l'élection présidentielle d'une part et appelle à une période transition de l'autre», ajoutant que «celui qui évoque la période de transition après cette élection à la majorité écrasante parle en dehors de la constitution».

Concernant la revendication du FLN relative à la formation du gouvernement, par le parti qui aura remporté la majorité parlementaire, il a expliqué qu'il «souhaite que les prochains gouvernements émanent du peuple et rendent compte au peuple à travers ses représentants». Le premier responsable du FLN avait entamé sa conférence de presse en saluant le «niveau de prise de conscience» du peuple et sa mobilisation ainsi que celle que de nos forces de sécurité lors de l'élection présidentielle ce qui, a-t-il dit, «dénote des craintes pour le pays et le désir de la stabilité».