Les priorités du Président

Publié par Boualem Branki le 21-04-2014, 20h19 | 50

L'Algérie a voté. Si la participation importe, et si le vote importe encore plus, il est également opportun de relever que l'élection présidentielle du 17 avril ouvre les portes pour une nouvelle Algérie. Plus solidaire, plus sereine, plus besogneuse et, par-dessus tout, plus encline à prendre en charge ses enfants, et panser leurs blessures et leur redonner une seconde chance de construire leur vie.

Le plébiscite du Président Bouteflika est surtout un gage, pour ceux qui lui ont encore manifesté leur confiance et leur soutien, de bonne conduite des affaires de l'Etat. Des besoins et des attentes des Algériens, toutes tendances confondues.

Car celui qui a eu le courage de mettre en place un vaste dispositif de réformes politiques, qui ont consolidé l'édifice démocratique, donné lieu à la charte sur le réconciliation nationale pour dépasser les douleurs du terrorisme, a encore sur son calepin beaucoup d'autres chantiers sociaux et économiques, politiques également, pour asseoir définitivement une nouvelle société algérienne. 

Un pays qui travaille, dur à la tâche, mais également un pays où le pluralisme politique est une réalité, où les libertés collectives et individuelles sont et doivent être une réalité, un pays où tous les Algériens se retrouvent et se reconnaissent. Ces axes de travail et tant d'autres sont par ailleurs au-devant des priorités du chef de l'Etat, qui, au demeurant, doit également travailler pour faire de l'Algérie un phare pour les grandes questions internationales, une escale privilégiée pour débattre des grands thèmes stratégiques et politiques à venir.  

Certes, cela n'est pas facile, et nécessite le concours de toutes les bonnes volontés de ce pays, mais au moins, il y a, sur le front institutionnel et politique au plus haut niveau, une volonté d'aller encore plus loin dans la construction d'un pays où, tout simplement, il fait bon vivre, où les conditions de vie vont en s'améliorant, où chaque algérien a sa place, et où il se retrouve. Car l'un des grands enseignements de cette présidentielle, est que les Algériens, même ceux qui n'ont pas voté et c'est là une position politique quoi que l'on dise, avaient suivi de près son déroulement.  

L'autre grande satisfaction est que les candidats ont montré une grande maturité politique, et que, aujourd'hui que les résultats sont connus, analysés et largement commentés, ils restent concentrés sur la poursuit de l'action politique, pour donner plus de mordant à la démocratie, à la construction d'une société où bonne gouvernance et gestion des affaires de l'Etat se combinent en vaste mouvement socio-politique qui balise la voie à l'émergence d'un Etat solidaire, démocrate, et qui prend en charge les besoins de la population, qui réponde en fait à la demande sociale. 

Un état fort, respectueux des libertés fondamentales, qui fait avancer les choses, c'est en quelque sorte ce grand chantier auquel va s'attaquer pour son quatrième mandat le Président Bouteflika.