Banque Mondiale : La BM octroie 150 millions de dollars pour l’enseignement supérieur en Afrique

Publié par Dknews le 22-04-2014, 15h25 | 26

Le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé le financement de 19 centres d’excellence au sein d’universités de 7 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, pour une enveloppe de 150 millions de dollars. 

Les centres sélectionnés sur concours bénéficieront d’un financement visant à soutenir des filières d’enseignement spécialisées dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM), mais aussi de l’agriculture et de la santé. Ce projet phare de centres d’excellence africains (CEA), grâce auquel les étudiants africains pourront être dotés de compétences scientifiques et techniques de pointe, sera financé par des crédits de l’Association internationale de développement (IDA, filiale de la BM) à huit pays.

Il s'agit du Nigéria (70 millions de dollars), Ghana (24 millions), Sénégal (16 millions), Bénin, Burkina Faso, Cameroun et Togo (8 millions chacun), tandis que la Gambie bénéficiera d’un crédit de 2 millions de dollars et d’un don de 1 million de dollars pour permettre à des étudiants, des enseignants et des fonctionnaires d’accéder, notamment via des formations de courte durée, à l’enseignement supérieur à travers les 19 CEA.

''Je me réjouis de soutenir la création de ces centres d'excellence parce qu’il s’agit d'un pas de plus vers la création d’établissements supérieurs de niveau international sur le continent'', a déclaré Makhtar Diop, vice-président de la BM pour la Région Afrique.

Selon lui, ''il n’y a pas de meilleure façon de doper l'économie des pays africains, créer des emplois et soutenir la recherche, que de former de jeunes diplômés dans des filières très recherchées comme le génie chimique, l'agronomie ou la lutte contre les maladies infectieuses''.

L’Afrique connaît, en effet, de graves pénuries de main-d’œuvre qualifiée dans des secteurs en plein essor comme les industries extractives, l’énergie, l’eau et les infrastructures, mais aussi la santé et les télécoms. Ainsi, faute d’avoir suffisamment de travailleurs qualifiés dans le secteur extractif, le pétrole et les minerais extraits sur le continent sont expédiés ailleurs pour être transformés, ce qui pénalise les industries africaines et, par ricochet, le marché de l’emploi.

L’Afrique manque aussi cruellement de personnel de santé formé capable d’offrir des services de qualité aux futures mères. Une situation qui peut expliquer en partie le niveau toujours dramatiquement élevé du taux de mortalité maternelle en Afrique (500 décès pour 100. 000 naissances vivantes).