La capitale de la République démocratique du Congo (RDC), Kinshasa, qui fait face au problème de l'insécurité, compte quelque 188 zones à haut-risque et sept quartiers qui abritent des repères de malfaiteurs, indique une enquête publiée dimanche.
Selon les résultats l'enquête menée par l'ONG «Filles et femmes en action pour la promotion, la protection et la défense des droits humains» (Fifadh), quelque 70 cachettes des Kulunas (criminels), 55 sites de commerce du chanvre et au moins 6 maisons inachevées utilisées par des bandits ont été identifiés.
Le rapport, qui concerne la période allant de novembre 2013 à janvier 2014, montre également l'existence de débit de liqueurs fortes, prohibées par les autorités, et de lieux de vente d'autres produits illicites.
Face à cette situation, Fifadh a formulé plusieurs propositions dont l'évacuation des dépôts de bois jonchant certaines avenues qui constituent des abris et cachettes pour les Kulunas, le renforcement de l'éclairage public et la sensibilisation de la population.
L'ONG a également proposé la mise en place de la police de proximité, ainsi que l'augmentation des postes de police en tenant compte de la distance et des besoins de la population.
Cette étude, selon l'ONG, ambitionne de jouer un rôle important dans la lutte contre la violence et la criminalité. L'enquête a reçu l'appui du programme Recevabilité du secteur de sécurité et réforme de la police (Ssapr).