Syrie : Guterres entend progresser dans le sens du processus de Genève

Publié par DKnews le 30-05-2017, 16h11 | 33

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a indiqué mardi qu’il allait continuer à progresser dans le sens du processus de Genève afin de parvenir à «un règlement politique» de la crise syrienne en affirmant que les Nations Unies allaient poursuivre leur action humanitaire pour le bien du peuple syrien.

 «Le processus de Genève, qui est mené sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies et fait fond sur les progrès réalisés lors des pourparlers d’Astana, demeure le principal moyen de parvenir à un règlement politique entre les parties syriennes (...) J’entends continuer à progresser dans ce sens , a indiqué le chef de l’ONU dans son rapport mensuel d’avril sur la situation en Syrie qui sera présenté mardi au Conseil de sécurité.

«Rien n’est plus important ni plus urgent que de mettre fin à ce conflit sans plus tarder «, a ajouté Guterres dans ce rapport axé sur la situation humanitaire en Syrie, aggravée ces derniers mois malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 30 décembre dernier.

Selon les estimations de l’ONU, 624.500 personnes vivaient en état de siège en Syrie à la fin du mois d’avril. Les quartiers de Barzé et de Qaboun, à Damas, ont été ajoutés à la liste des zones assiégées, et les localités de Khan el-Chih et de Zabadani en ont été retirées.

Les estimations ont été ajustées compte tenu des évacuations menées. En outre, l’ONU estime que quelque 3,9 millions de personnes se trouvent dans des zones difficiles d’accès.

Le SG de l’ONU a invité les membres du Conseil de sécurité et ceux du Groupe international de soutien pour la Syrie à user de leur influence, individuellement et collectivement, pour améliorer l’accès humanitaire et empêcher que la situation ne se dégrade davantage.

Rappelant l’engagement de la communauté internationale à appuyer les activités humanitaires en Syrie, réaffirmé lors de la Conférence de Bruxelles, le chef de l’ONU a indiqué que plus de 40 pays donateurs ont annoncé des contributions totales de 6 milliards de dollars d’aides humanitaires pour 2017 aussi bien en Syrie que dans la région, alors que les besoins de financement s’élèvent à 8 milliards de dollars.

La réunion prévue du Conseil de sécurité sur la Syrie intervient juste quelques jours avant la date du 4 juin fixée par les pays garants, la Russie, l’Iran et la Turquie, pour définir les contours des zones de désescalade visant à améliorer la situation humanitaire et à instaurer une trêve durable dans huit provinces syriennes, selon l’accord signé à Astana le 4 mai.

Les Etats-Unis, pays observateur dans les négociations d’Astana, restent sceptiques sur cet accord en exprimant «des inquiétudes «  quant au rôle de garant joué par l’Iran pour réduire la violence dans certaines zones.

Outre les forces des trois pays garants, des forces tiers pourraient être déployées dans ces zones de sécurité pour éviter toute friction.