Les travaux du 4e atelier du Parlement arabe (PA) sur les «droits sociaux et sanitaires de la femme arabe» entrant dans le cadre de la préparation de la Conférence sur «la condition féminine et les défis du siècle, vers un document arabe des droits de la femme» prévue aux Emirats arabes unis, ont pris fin jeudi au Caire.
La séance de clôture des travaux a été sanctionnée par des recommandations appelant à la révision des législations nationales arabes en tenant compte des spécificités religieuses et sociales de chaque pays.
Les recommandations préconisent notamment la participation de la société civile, particulièrement les femmes, dans la rédaction des législations relatives aux droits de la femme et le suivi de leur mise en œuvre, soulignant l'importance de la mise en place d'une base de données sur les situations sociales de la femme arabe dans chaque pays arabe
Les recommandations affirment en outre le droit de la femme à un réseau de sécurité sociale lui garantissant un revenu décent en cas de pauvreté, d'incapacité, de chômage ou de vieillesse, mettant en exergue la nécessité de mettre en place un programme de prise en charge sociale et de programmes destinés aux catégories les plus démunies et à la femme qui a la charge d'une famille, ainsi que de créer un fonds arabe financé par les subventions des gouvernements et les organismes au profit de la femme dans les pays les moins développés.
Les participants ont également préconisé la mise en place de stratégies pour assurer l'amélioration du système de santé ainsi que d'une stratégie globale et inclusive des composantes de la santé reproductive définissant le rôle des institutions gouvernementales, la société civile et le secteur privé.
Ils préconisent également de garantir la sécurisation sanitaire et les assurances sociales notamment pour les femme non travailleuses, âgées et celles aux besoins spécifiques, ainsi qu'à donner le choix à la femme à une retraite anticipée et à limiter l’âge légale de mariage a 18 ans pour les filles et pour les garçons.
Les recommandations appellent en outre à consacrer des fonds suffisants pour mettre en place des programmes et des projets traduisant des politiques stratégiques de santé reproductive et l'augmentation du budget alloué par les gouvernements à la santé et aux service de santé reproductive.